Livre numéro 2519
 |   | Parachever un génocide - Mustafa Kemal et l'élimination des rescapés arméniens et grecs (1918-1922) |
Titre : | Parachever un génocide - Mustafa Kemal et l'élimination des rescapés arméniens et grecs (1918-1922) / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - |
Editeur : | Odile Jacob |
Année : | 2023 |
Imprimeur/Fabricant : | Nod Compo - Villeneuve d'Ascq (Nord, France) |
Description : | 15,5 x 24 cm, 416 pages, couverture illustrée en couleurs |
Collection : | |
Notes : | Notes pages 342-407, Table ds matières |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Génocide des Arméniens -- Turquie moderne |
ISBN : | 9782415006617 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris |
Prix : | 30,00 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :R. Kévorkian est l’historien du génocide des Arméniens au cours duquel près de 1,5 million d'Arméniens ottomans ont perdu la vie entre 1915 et 1916. Selon lui, ces crimes de masse ont cimenté la construction de l’État-nation turc, d’où la difficulté de ce dernier à reconnaître – voire assumer – cette histoire. D’autant que le génocide ne s’est pas arrêté en 1916 : ce nouveau livre met en effet en lumière la manière dont les Arméniens et les Grecs qui avaient échappé aux massacres ont été éliminés de manière organisée dans le cadre de la politique des Jeunes-Turcs nationalistes du Comité union et progrès et des partisans de Mustafa Kemal, souvent présenté comme un héros progressiste et laïque et le père de la Turquie moderne. Se profile un autre visage de Mustafa Kemal, chez qui le refus du démantèlement de l’Empire ottoman est inséparable d’une volonté de parachever l’homogénéisation ethnique de l’Asie Mineure. Ces idées lui ont valu la complicité des responsables des massacres et le soutien de l’opinion publique turque. Ce livre est l’aboutissement d’une trilogie entamée il y a plus de trente ans, « examinant un Empire ottoman encore pluriethnique, mais déjà travaillé par le projet de création d’un État-nation turc et par des pratiques de massacres de masse, passé à l’acte durant la Grande Guerre en exterminant les populations arméniennes et syriaques, avant de parachever l’élimination totale des groupes non-turcs en exterminant les Grecs ou en les expulsant avec les reliquats d’Arméniens ayant survécu à 1915 ». Il examine les liens entre le Comité union et progrès et le kémalisme, sous l’angle de la politique d’élimination des non-musulmans. Il s’appuie principalement sur les archives du Bureau d’information du patriarcat arménien de Constantinople et les archives britanniques du Foreign Office. Il apporte des éléments de réponse à deux grandes questions : la République turque s’est-elle fondée sur le génocide perpétré durant et après la Grande Guerre contre les Arméniens, les Syriaques et les Grecs ottomans ? La Turquie contemporaine porte-t-elle encore et toujours les stigmates de ces violences extrêmes ? Il montre ainsi que la Turquie d’Erdogan ne peut être comprise qu’à la lumière de l’héritage de Mustafa Kemal et du génocide des Arméniens. |
Livre numéro 2466
 |   | Cent ans après le front de l'Est, l'Arménie et le Levant entre guerres et paix |
Titre : | Cent ans après le front de l'Est, l'Arménie et le Levant entre guerres et paix / auteur(s) : Colloques - |
Editeur : | Thaddee |
Année : | 2021 |
Imprimeur/Fabricant : | Imprimé dans la CEE |
Description : | 15 x 21 cm, 262 pages, couverture illustrée en couleurs |
Collection : | |
Notes : | Actes du colloque international - Lyon - 9-10 novembre 2018 - Hilda Tchoboian, Présidente du Centre Covcas - Coordinatrice du colloque |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [contribution] - Gérard DEDEYAN [contribution] - Claude MUTAFIAN [contribution] - Yves TERNON [contribution] - Joseph YACOUB [contribution] - |
Sujets : | Génocide arménien -- Opérations militaires au Levant à la fin de la Première Guerre mondiale |
ISBN : | 9782919131518 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 25,00 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :L’objectif principal du colloque a été d’expliciter le cours des événements qui se sont déroulés sur le front de l’Est après la signature de l’armistice du 11 novembre 1918, et qui ont scellé de manière indélébile le destin de plusieurs peuples, dont les Arméniens, les Assyro-Chaldéens, les Kurdes et les Arabes des pays du Levant. En fixant la photographie des fronts du Levant et du Caucase, ce colloque a aussi permis d’examiner les prolongements des arbitrages politiques et diplomatiques de cette période à travers les conflits ravivés en ce début du
XXIe siècle, notamment en Syrie et au Haut-Karabagh. C’est dans cette perspective que nous avons réuni, les 9 et 10 novembre 2018, à la Bibliothèque municipale, puis à l’Université catholique de Lyon, des universitaires, éminents historiens et géographes de France, d’Europe, des États-Unis et d’Arménie. La publication des actes de ce colloque sous la forme de cet ouvrage riche en illustrations vise à faire accéder à un public plus large les exposés des conférenciers. Le fil conducteur s’est révélé être la quête d’autodétermination, certes asymétrique, des peuples arménien, kurde et assyro-chaldéen, au sortir de la Première Guerre mondiale. Pour leur part, les dirigeants arméniens étaient alors conscients de jouer leur dernière carte pour faire obstacle à l’anéantissement total de leur peuple que le génocide venait de décimer et de condamner à disparaître. Hilda TchoboianPrésidente du Centre Covcas - Coordinatrice du colloque
Table des matières
PRÉAMBULE, de Hilda Tchoboian | 9 |
SESSION I | |
LA FRANCE AU LEVANT | |
Présidence de session : Taline Ter Minassian | |
Survivre à un génocide ou se réinventer une vie : les réfugiés arméniens au Proche-Orient, de Raymond H. KÉVORKIAN | p.15 |
Le colonel Louis Romieu (1872-1943), la Légion arménienne et le mandat français sur la Cilicie (1919-1921), de Gérard DÉDÉYAN | p.29 |
Les légionnaires arméniens : sacrifice et trahison durant la Première Guerre mondiale, de Susan PAUL PATTIE | p.39 |
Aïntab, une page noire de la diplomatie française, de Claude MUTAFIAN | p.53 |
La France en Cilicie et dans les Territoires de l'Est : novembre 1919-décembre 1921, de Yves TERNON | p.65 |
La Cilicie française : stratégie d'occupation de territoire et infléchissement de politique, de Vahé TACHJIAN | p.77 |
La France au Levant et la politique des minorités , de Fabrice BALANCHE | p.87 |
LA SYRIE ET LA FRANCE AU LEVANT | |
1/ La Syrie du mandat de la France à la guerre civile, de Raymond H. KÉVORKIAN | p.101 |
2/ La guerre civile syrienne : Les minorités victimes de la crase des relations internationales, de Fabrice BALANCHE | p.107 |
SESSION II | |
DESTRUCTION ET RÉSURRECTION : LA RÉSURGENCE DE L'ÉTAT ARMÉNIEN AU SUD CAUCASE | |
Présidence de session : Hilda Tchoboian | |
La République d'Arménie (1918-1920/21), de Richard G. HOVANNISIAN | p.125 |
La situation extérieure de la République d'Arménie (1918-1920), de Ashot MELKONYAN | p.183 |
Aram Manoukian et la création de la République d'Arménie, de Armen ASRYAN | p.195 |
Les pères fondateurs de la République d'Arménie/pl Khachatur STEPANYAN | p.205 |
SESSION III | |
LA CONFÉRENCE DE LA PAIX DE PARIS, LA GUERRE APRÈS LA PAIX | |
Présidence de session : Gérard Guerguerian | |
L'action des délégations arméniennes à la Conférence de la Paix de Paris, de Ashot MELKONYAN | p.219 |
Les Assyro-Chaldéens et la conférence de la Paix : pour quel résultat ? de Joseph YACOUB | p.223 |
Le nationalisme arménien et son influence dans l'émergence du nationalisme kurde et dans son échec à la fin de la Première Guerre mondiale, de Ôzcan YILMAZ | p.237 |
Revendications arméniennes : problèmes et perspectives, de Ara PAPIAN | p.249 à 257 |
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Livre numéro 2388
 |   | L'accord d'Angora de 1921 |
Titre : | L'accord d'Angora de 1921 / auteur(s) : Aurore BRUNA - Théâtre des relations franco-kémalistes et du destin de la Cilicie |
Editeur : | Editions du Cerf |
Année : | 2018 |
Imprimeur/Fabricant : | |
Description : | 15 x 23 cm, 347 pages couverture illustrée en couleurs; En appendice, choix de documents. - Bibliographie p. 333-337. Index |
Collection : | Cerf-Patrimoine |
Notes : | Texte remanié de : Mémoire de master : Histoire contemporaine des relations internationales et des mondes étrangers : Paris 1. Titre de soutenance : La France, les Français face à la Turquie autour de l'accord d'Angora du 20 octobre 1921 |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [préfacier] - |
Sujets : | Traité d'Ankara (1921) -- Relations internationales |
ISBN : | 9782204127097 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 34,00 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :1921 : La Première Guerre mondiale est terminée depuis trois ans, la Russie bolchevique veut étendre son influence, les frontières de l'Europe et du Proche-Orient sont redéfinies, les empires s'effondrent. Les puissances alliées victorieuses dictent leur paix à l'Allemagne avec dureté, mais face à l'Empire Ottoman, tout est différent. L'accord d'Angora de 1921, épisode ignoré de l'après-guerre qui a pour théâtre la Turquie kémaliste met aux prises les vainqueurs de la Grande Guerre : Français et Britanniques, dont l'entente cordiale est malmenée par des intérêts économiques et politiques divergents. La figure charismatique de Mustapha Kemal et le mouvement nationaliste qu'il incarne, bouleversent l'équilibre des forces en présence. Les Alliés s'inquiètent concernant leurs intérêts et leur situation privilégiée en Orient : il devient alors urgent de régler la question d'Orient. C'est l'accord d'Angora qui scelle le sort des Chrétiens d'Orient dont les Arméniens victimes d'un génocide, de la Cilicie et enfin d'un pays en voie de construction : la Turquie. Comme une répétition générale, en 1921, les renoncements français à Angora préfigurent l'acceptation du traité de Lausanne en 1923, qui enterre définitivement le traité de Sèvres de 1920. Winston Churchill écrira " dans le traité qui établit la paix entre la Turquie et les Alliés, l'histoire cherchera en vain le mot Arménie "
Table des matières
PRÉFACE | 7 |
AVANT-PROPOS | 11 |
INTRODUCTION | 13 |
| |
PARTIE I | |
LES FORCES EN PRÉSENCE | |
CHAPITRE 1. LE MOUVEMENT NATIONALISTE TURC | 35 |
La figure charismatique de Mustapha Kemal | 35 |
L'essor du mouvement kémaliste, et la reconquête de la Turquie | 37 |
Le mouvement kémaliste face à la France et face aux Alliés | 45 |
La guerre gréco-turque et ses conséquences | 47 |
CHAPITRE II. LA QUESTION GRECQUE | 51 |
La présence grecque en Turquie | 51 |
La neutralité des Alliés dans la guerre gréco-turque | 52 |
Les attitudes divergentes de la France et de l'Angleterre | 58 |
| |
PARTIE 2 | |
UN ACCORD DICTÉ PAR LES VAINCUS | |
CHAPITRE 1. LE TEMPS DE LA MÉDIATION | 75 |
La conférence de Londres | 75 |
L'accord franco-kémaliste de Londres | 80 |
La Turquie d'Angora entre les Alliés et les Bolcheviks | 86 |
CHAPITRE 2. « L'OFFENSIVE DE CHARME DE LA TURQUIE KÉMALISTE » FACE À UNE FRANCE EN DIFFICULTÉ | 93 |
La France n'a pas les moyens de sa politique | 93 |
Aristide Briand envoie l'ancien député Henry Franklin Bouillon négocier à Angora | 95 |
Les termes de l'accord d'Angora du 20 octobre 1921 | 105 |
Conversation d'Aksehir, deuxième livraison d'armes françaises à la Turquie kémaliste | 111 |
CHAPITRE 3. LE DÉSACCORD FRANCO-BRITANNIQUE, « UNE MÉSENTENTE CORDIALE » ? | 117 |
Le Proche-Orient : terrain de heurts pour les Alliés | 118 |
L'accord d'Angora : une paix séparée ? | 122 |
Rivalités anglo-françaises en Syrie | 129 |
La chute de Lloyd George | 133 |
| |
PARTIE 3 | |
LE REGARD DE LA PRESSE ET DES FRANÇAIS SUR L'ACCORD D'ANGORA | |
CHAPITRE 1. QU'EN PENSE LA PRESSE ? | 143 |
La presse sous la Troisième République | 143 |
Le rejet de l'accord de Londres, vu par la presse française | 145 |
L'accord d'Angora vu par la presse française | 147 |
L'accord d'Angora vu par la presse britannique | 155 |
En France, comment le mouvement nationaliste de Mustapha Kemal est-il présenté par la presse et les intellectuels ? | 158 |
CHAPITRE 2. L'OPINION PUBLIQUE FRANÇAISE | 165 |
Les questions orientales perçues par le « grand public » | 165 |
L'impact de la question d'Orient sur le milieu intellectuel français | 167 |
| |
PARTIE 4 | |
LES SUITES DE L'ACCORD | |
CHAPITRE 1. LA QUESTION ARMÉNIENNE | 175 |
La République d'Arménie | 176 |
Un Mandat américain | 178 |
Le mouvement nationaliste de Mustapha Kemal, ou la pérennité du gouvernement Jeune Turc ? | 179 |
Le protectorat français en Cilicie | 190 |
CHAPITRE 2. L'ABANDON DE LA CILICIE | 197 |
Les kémalistes attaquent la Cilicie sous protection française | 197 |
L'évacuation française de la Cilicie | 201 |
La perte de la Cilicie face au projet d'une « Grande Syrie » | 206 |
Dichotomie entre l'opinion des diplomates et celle des militaires | 208 |
L'exode des habitants de Cilicie | 213 |
CHAPITRE 3. LA TRANSGRESSION KÉMALISTE DE L'ACCORD D'ANGORA | 223 |
Les clauses économiques et commerciales | 224 |
La prépondérance culturelle française en Turquie | 230 |
Mise en péril des ressortissants et des protégés français | 233 |
Du non respect à l'insécurité des différentes confessions et minorités ethniques | 247 |
| |
CONCLUSION | 261 |
ANNEXES | 273 |
SOURCES | 319 |
Sources d'archives | 319 |
Sources imprimées | 322 |
| |
BIBLIOGRAPHIE | 333 |
1. La question d'Orient et les relations internationales | 333 |
2. La politique française et ses acteurs | 333 |
3. Les relations franco-britanniques | 334 |
4. De l'Empire Ottoman à la Turquie | 334 |
5. Les relations entre la France et la Turquie | 335 |
6. Mustapha Kemal et le kémalisme | 335 |
7. La Cilicie et ses relations avec la France | 336 |
8. Outils de travail | 337 |
| |
INDEX DES NOMS DE PERSONNES | 339 |
REMERCIEMENTS | 343 |
|
Livre numéro 2322
 |   | Mémoires d'un orphelin arménien - 1914-1920 |
Titre : | Mémoires d'un orphelin arménien - 1914-1920 / auteur(s) : Karnig PANIAN - Raymond Haroutiun KEVORKIAN - Traduit de l'arménien par Chant Marjanian et Jean-Michel Bilemdjian ; préface de Raymond Kévorkian |
Editeur : | Maisonneuve et Larose |
Année : | 2018 |
Imprimeur/Fabricant : | 52-Langres : Impr. la Manufacture |
Description : | 15,5 x 24 cm, 307 pages, XVI pages de planches, couverture illusttrée en couleurs |
Collection : | |
Notes : | Glossaire |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Génocide arménien (1915-1916) -- Récits personnels |
ISBN : | 9782377010257 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 18,00 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :Témoignage exceptionnel : celui d'un enfant arménien né en 1910 en Anatolie, confronté à l'horreur du génocide perpétré par les Turcs pendant la Première Guerre mondiale. Déporté avec sa famille au camp de concentration de Hama, aux portes du désert syrien, devenu orphelin, Karnig Panian est accueilli quelques mois à l'orphelinat arménien voisin, puis, sur ordre de Djemal Pacha, envoyé avec plus de 1000 autres enfants à l'orphelinat d'Aïntoura, près de Beyrouth, afin d'y être « turquifié » pour « anoblir » la race. En dépit des traitements inhumains dont ils sont victimes, la résistance s'organise, dirigée par les plus âgés des enfants, âgés de 14 ans. 300 d'entre eux mourront, vaincus par la famine et les mauvais traitements. Avec la défaite des ottomans en 1918, les autres seront définitivement libérés de la barbarie turque. |
Livre numéro 2435
 |   | Le génocide des Arméniens de l'Empire ottoman |
Titre : | Le génocide des Arméniens de l'Empire ottoman / auteur(s) : Claire MOURADIAN - Raymond Haroutiun KEVORKIAN - Yves TERNON - Stigmatiser, Détruire, Exclure |
Editeur : | memorial de la shoah |
Année : | 2015 |
Imprimeur/Fabricant : | Imprimerie Stipa -93189 Montreuil Cedex |
Description : | 15 x 21 cm, 52 pages, couverture illustrée en couleurs ; Lexique, chronologie, bibliographie, bilan |
Collection : | |
Notes : | Publié à l'occasion de l'exposition éponyme, Paris, Mémorial de la Shoah, 3 avril-27 septembre 2015 |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Génocide arménien (1915-1916) |
ISBN : | 9782916966724 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 10,00 euros |
Commentaire :Au cours de la Première Guerre mondiale, le Comité Union et Progrès, parti nationaliste turc gouvernant l'Empire ottoman, a mis en œuvre la destruction systématique de ses citoyens arméniens, rompant ainsi avec la tradition impériale multiethnique et multiconfessionnelle. Le contexte de guerre a constitué la condition nécessaire, propice à ces violences de masse planifiées qui ont été menées en deux étapes : massacres des hommes adultes et des conscrits, puis déportation des femmes et des enfants de mai à octobre 1915 ; élimination progressive des déportés dans les camps de concentration établis dans le désert syrien et en Mésopotamie. Interdits de retour par la république kémaliste, les rescapés et leurs descendants forment aujourd'hui une diaspora mondiale, principalement en Russie, aux États-Unis et en France. À l'occasion du centième anniversaire de ce génocide, le Mémorial de la Shoah a décidé de dédier une exposition à ces évènements qui préfigurent les meurtres de masse perpétrés au cours du XXe siècle, en mettant également en exergue le déni dont il continue à faire l'objet. |
Livre numéro 2157
 |   | Revue Histoire de la Shoah, Numéro 202 - Mars 2015, Se souvenir des Arméniens, 1915-2015, Centenaire d'un génocide |
Commentaire :Après le numéro spécial consacré en 2003 au génocide des Arméniens, nous avons choisi de publier, pour commémorer le centenaire de la tragédie, des documents (archives diplomatiques et militaires, correspondances, rapports et témoignages) qui exposent le déroulement des évènements caractérisant le crime de génocide en privilégiant une perspective comparatiste. Le génocide des Arméniens, perpétré sur le territoire de l'empire ottoman, avait été ourdi depuis plusieurs décennies. Le Parti jeune-turc (Comité Union et Progrès) passe à l'action à la faveur du déclenchement de la Grande Guerre au côté des puissances centrales. Ces documents montrent que, depuis longtemps, en Turquie, flottait dans l'air l'idée de « liquider la question arménienne en liquidant les Arméniens » pour reprendre les mots d'un responsable turc. Sans compter que pour les milieux nationalistes jeunes-turcs, la charia était incompatible à la notion moderne d'égalité civique. Parallèlement, le Comité Union et Progrès avait mis sur pied en 1911 une organisation spéciale (O.S.) chargée des basses besognes. C'est elle qui, à partir du mois d'avril 1915, entreprend l'extermination. Le processus d'homogénéisation islamique et turc du pays portait en lui (avec parfois la complicité tacite de l'ambassade d'Allemagne) une politique de « purification ethnique » qu'on qualifiera plus tard de génocide. On ne peut lire ces témoignages qu'à la condition de comprendre que le monde turco-musulman n'obéissait pas au logiciel intellectuel occidental. Et que de ne pas avoir entendu ce massacre annoncé a conduit à ce million et demi de morts qui nous interroge sur la force du panturquisme et de la violence propre à un islam conquérant.
Table des matières Se souvenir des Arméniens, 1915-2015 Centenaire d'un génocide Dossier préparé par Raymond Kévorkian, Yves Ternon, Georges Bensoussan EDITORIAL, par Georges Bensoussan 7 La Première Guerre mondiale et le génocide des Arméniens, Textes rassemblés par Yves Ternon et Raymond Kévorkian 23 La diplomatie des « petites nations » :1913-1923., une décennie de (vaines) tentatives pour résoudre la question arménienne, par Claire Mouradian 373 Le télégramme, outil de génocide le cas arménien, par Claire Mouradian 507 Un bref tour d'horizon des recherches historiques sur le génocide des Arméniens sources, méthodes, acquis et perspectives, par Raymond H. Kévorkian 537 L'extermination des Arméniens pensée de la Grande Guerre aux années cinquante, Raphaël Lemkin et Varian Fry, Textes proposés et présentés par Annette Becker 551 Annexes 580 Notes de lecture 603 |
Livre numéro 2106
 |   | Comprendre le génocide des Arméniens - 1915 à nos jours |
Titre : | Comprendre le génocide des Arméniens - 1915 à nos jours / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - Vincent DUCLERT - Hamit Bozarslan, Vincent Duclert, Raymond H. Kévorkian |
Editeur : | Tallandier |
Année : | 2015 |
Imprimeur/Fabricant : | impr. en Italie |
Description : | 14 x 21 cm, 491 pages, couverture illustrée |
Collection : | |
Notes : | Bibliogr. p. 481-483. Glossaire. Index |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Génocide arménien (1915-1916) |
ISBN : | 9791021006751 |
Bibliothèques : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 21,50 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :1915. Les Arméniens, parfaitement intégrés à l Empire ottoman, sont systématiquement exterminés par les radicaux du gouvernement unioniste. Bilan : 1,3 million de victimes. Le XXe siècle des génocides a débuté. Au printemps 1915, la population arménienne ottomane est victime d un génocide arrestations massives, déportations et massacres soigneusement planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l époque, le comité Union et Progrès. Longtemps contesté, le génocide des Arméniens ne fait plus aucun doute, mais souffre d une méconnaissance publique qui découle d un long oubli de l événement durant une bonne partie du XXe siècle, du négationnisme de l État turc qui répand le soupçon sur le travail des historiens et du désintérêt de l opinion publique européenne trop éloignée. Pour le comprendre, accéder à sa connaissance précise et saisir ses enjeux actuels, trois historiens ont uni leur force pour concevoir, cent ans après, la première synthèse de grande ampleur sur le premier génocide du XXe siècle.
Article d’Anahide Ter Minassian, France-Arménie, numéro 419, mai 2015 L'avalanche éditoriale qui marque en France le centenaire du Génocide des Arméniens manifeste à la fois la vitalité de la communauté arménienne et le fait que ce génocide et son histoire sont en voie d'être intégrés, sinon dans l'histoire, du moins dans la culture française. On dit, sans qu'il soit possible de vérifier la justesse de cette assertion, que près de 130 ouvrages ont été publiés en France sur ce sujet depuis la fin de l'année 2014! Ouvrages d'historiens affirmés, le plus souvent d'origine arménienne, récits familiaux ressuscitant l'odyssée en 1915 d'un grand-père ou d'une grand-mère, évocation d'une province ou d'une ville « arménienne » de l'empire ottoman, essais de philosophie politique sur le respect (ou la violation) des droits de l'Homme, confessions, fictions. Toutes les grandes maisons d'édition françaises (sauf Gallimard) ont édité ou réédité un ouvrage sur les Arméniens. Toutes les revues ainsi que la presse régionale et nationale ont fait un dossier sur le Génocide. Sans compter les multiples émissions radiophoniques, télévisuelles, expositions, films, concerts et les dizaines de réunions publiques, défilés et messes dans tous les coins de France dédiés à la mémoire des victimes du premier génocide du XXe siècle. Le Génocide des Arméniens est devenu une affaire française qui sera couronnée par la présence de François Hollande à Erevan, le 24 Avril 2015, en un grand concours de personnalités. Dans ce malstrom il n'est pas facile de faire la recension du livre de Hamit Bozarslan, Vincent Duclert, Raymond Kévorkian Comprendre le génocide des Arméniens (Paris, Tallandier, 2015, 491 pages, 21,50 euros). Comprendre ? Introduire une rationalité dans un meurtre de masse réputé indicible ? Chercher et hiérarchiser les raisons qui ont conduit à l'anéantissement de plus de un million d'Arméniens de 1915 à 1917 ? Établir le bilan des conséquences irréversibles ? La particularité de l'ouvrage est d'avoir réuni sous la même couverture, trois historiens, arménien, kurde et français, et donc d'exposer trois points de vue à partir de sources différentes. Néanmoins, ce livre est étayé par une interprétation commune aux trois auteurs du Génocide des Arméniens : le «processus génocidaire» a été engagé avec la création des régiments de hamidiés kurdes (1891) instruments des massacres hamidiens de 1894-1896, confirmé par les massacres d'Adana de 1909 avant de conduire aux évènements de 1915. Pour le lecteur non averti et dont 1e temps accordé à la lecture est limité, Comprendre le génocide des Arméniens, assorti d'une chronologie et d'abondantes références bibliographiques, a l'avantage de réaliser une synthèse des travaux précédents des trois auteurs. On ne présente plus Raymond H. Kévorkian dont les œuvres sont devenues aujourd'hui des « classiques » du Génocide des Arméniens. Hamit Bozarslan, spécialiste de la violence au Moyen-Orient et de l'histoire mêlée des Kurdes et des Turcs, reprend une thèse qui lui est chère : les Jeunes-Turcs qui ont vidé l'Arménie des Arméniens par des moyens atroces sont des gens éduqués, inspirés par le positivisme et le social-darwinisme, théories empruntées à l'Occident. Vincent Duclert, historien des intellectuels français et spécialiste de l'affaire Dreyfus, n'est pas un inconnu dans le monde arménien. Ici, il résume en 150 pages l'essentiel d'un opus vraiment nouveau qu'il vient de publier, La France face au génocide des Arméniens (Fayard, 2015, 435 pages, 22 euros). Écrit par un admirateur de Jaurès, c'est la longue histoire des arménophiles français, mais aussi des abandons de la France, puis de ses engagements récents pour la reconnaissance du Génocide. Un livre dont la lecture est revigorante. Comme est revigorante dans cet océan de larmes l'évocation de l'Opération Némésis, Les Vengeurs arméniens, de Jacques Derogy réédité par Fayard (Pluriel, 2015, préface de Gérard Chaliand, 9 euros). Anahide Ter Minassian, France-Arménie, numéro 419, mai 2015 |
Livre numéro 2066
 |   | Mémorial du génocide des Arméniens |
Titre : | Mémorial du génocide des Arméniens / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - Yves TERNON - sous la direction de Raymond H. Kévorkian, Yves Ternon ; préface de Gérard Chaliand |
Editeur : | Le Seuil |
Année : | 2014 |
Imprimeur/Fabricant : | 61-Lonrai : Normandie roto impr. |
Description : | 20 x 26 cm, 496 pages, couverture illustrée |
Collection : | H.C. ESSAIS |
Notes : | Glossaire |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Génocide arménien |
ISBN : | 9782021139402 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :Un siècle après le génocide arménien qui a fait 1,5 million de morts, l'Etat turc pratique toujours le négationnisme. Le Mémorial, fruit des recherches de deux spécialistes de la question, rassemble en un projet ambitieux la totalité des connaissances actuelles sous forme d'illustrations, de tableaux démographiques, de fac-similés de textes législatifs originaux et de discours officiels traduits et accompagnés des commentaires et analyses des auteurs. Il s'organise chronologiquement : " La genèse du processus et le contexte de guerre (juillet 1914 - mars 1915) " expose les événements politiques et militaires de la période, les choix législatifs (projet de réforme des provinces) et économiques (campagnes de boycott des entreprises grecques et arméniennes) constituant le creuset qui amènera les premiers massacres puis les premières déportations. " Le génocide des Arméniens de l'Empire ottoman (avril 1915 - décembre 1916) " présente la carte générale des axes de déportation et celle des principaux sites d'extermination. Elles sont accompagnées de la description minutieuse, région par région, de la première phase du génocide puis d'un ensemble consacré aux camps de concentration et d'extermination : leur organisation (camps du chemin de fer de Bagdad, camp d'Alep, camp de l'Euphrate), les témoignages de survivants, les sauveteurs. " Après le génocide, éradication et conséquences (1971-1923) " décrit les ultimes massacres dans le Caucase et en Azerbaïdjan persan puis revient sur la fin de l'Empire Ottoman pour se terminer sur les débats, jugements et procès qui se déroulent du côté des bourreaux, la situation des rescapés, des orphelins et le sort des biens abandonnés du côté des victimes.
Article France-Arménie, numéro 413, novembre 2014 Cet ouvrage décrit chronologiquement à travers de nombreuses analyses et une multitude de documents authentifiés, d'archives turques, arméniennes ou internationales, comment a été préparé, organisé puis s'est déroulé le Génocide des Arméniens anéantissant les 2/3 de cette population, soit 1 500 000 victimes entre 1915 et 1918. Ce « grand crime » encore impuni est décidé par le comité central du comité Union et Progrès (CUP) contrôlant le gouvernement ottoman, et planifié par une Organisation Spéciale (OS), émanation directe du CUP avec l'appui massif des composantes musulmanes de la population ottomane La corrélation exacerbée d'une religion et d'un nationalisme mal compris car manipulés, relèvent du social-darwinisme et du racisme délirant. Quant au pourquoi du Génocide, on ne peut se contenter de la cause-prétexte arguant de la nécessité de préserver l'avenir national turc. Ce grand texte, étayé de 72 illustrations et de nombreuses cartes, est en 3 parties : genèse, le génocide, l'après-génocide. La première partie «Genèse du processus génocidaire et contexte de guerre (juillet 1914- mars 1915) » comprend 13 thématiques qui pour chacune est composée d'une analyse suivie de très nombreux textes documentaires référencés explicitant le thème concerné : "Déclarations de chefs jeunes-turcs (1902-1913) " ; "Déclarations de dirigeants de partis politiques arméniens (1898-1907) " [...] ;" Massacres de Cilicie (1909) " [...]; "Les guerres des Balkans (1912-1913) " [...] ;"Les réformes (1912-1914) " [...] ; "Boycott des entreprises grecques et arméniennes (février-novembre 1914) " [...] ; "Entrée en guerre de l'Empire ottoman (novembre 1914) " [...] ; "Premiers massacres dans les vilayets d'Erzeroum et de Van " [...] ; "Premiers massacres en Azerbaïdjan persan (décembre 1914-avril 1915) " [...] ; "Les tensions à Van avant le 15 avril 1915 " [...] ; "Premières déportations à Zeitoun (mars-avril 1915) " [...] ; "L'organisation spéciale Teskilât Mahusa "[...] ; "La prise de décision ". La deuxième partie «Le Génocide des Arméniens de l'Empire ottoman (avril 1915-décembre 1916) » comprend dans son lei chapitre "Les procédures de destruction " en 10 thématiques traitées selon la même présentation que la 1ère partie (analyse + documents). Le 2e chapitre "La 1ère phase du Génocide, région par région " de cette 2e partie comprend le traitement génocidaire (analyse + documents) dans chacun des 16 vilayets + Constantinople. Le 3e chapitre "Camps de concentration-extermination (octobre 1915-décembre 1916) " de cette 2e partie traite de l'organisation des camps, des rapports des consuls allemands et austro-hongrois + le rapport Bernau, de l'extermination des déportés dans les camps de Der-Zor et des sauveteurs. La troisième partie «Après le Génocide, éradication, conséquences (1917-1923)» comprend 3 chapitres traités selon la présentation classique de l'ouvrage (analyse + documents). Le lei chapitre concerne "Le vizirat de Mehmed Talât (mars 1917-octobre 1918) et les opérations génocidaires au Caucase " ; le 2e chapitre porte sur les "Massacres en Azerbaïdjan persan (1918) " ; le 3e chapitre se rapporte à "La sortie d'empire (1918-1923)". L'originalité et la valeur de ce texte complet et très factuel résident dans la profusion de documents commentés, peu connus ou inédits. Cette procédure rapproche le lecteur de la réalité en lui faisant mieux vivre l'histoire. Voir ci-après quelques extraits des centaines de documents mentionnés dans cet ouvrage. "Révélations sur l'OS durant le procès des chefs jeunes-turcs (indications des références documentaires) : le fait que les massacres et les atrocités commis à Dyarbékir ont été accomplis à l'instigation de Talât, est matérialisé par le télégramme chiffré adressé par le mutesarif (préfet) de Zor, Ali Suad au ministre de l'Intérieur [...] que le but de la déportation est l'extermination. Et il a ajouté : je suis en contact avec Talât Bey. Je reçois personnellement de lui les ordres d'extermination ". [...] "Télégramme-circulaire adressé par le ministre de la Guerre, Enver, aux commandants d'armée et de division, en date du 28 subat 1330 (28 février 1915) : indications des ref documentaires. Les Arméniens qui servent comme simples soldats dans l'armée impériale doivent être, sans que la moindre exception ne soit tolérée, détachés des contingents auxquels ils appartiennent et fusillés sans que la population locale ne puisse en être témoin ". [...] "Rapport du Général Vehib pacha, commandant en chef de la HP" armée ottomane en 1916 (indications des ref documentaires) f...] le massacre et l'extermination des Arméniens, le sac et le pillage de leurs biens, sont les résultats de décisions prises par le comité central Union et Progrès, et ce fut le Dr Bahaeddin Sakir bey qui forma des bandes de bouchers à abattre les hommes, et c'est bien lui qui les poussa à opérer leur besogne. Les chefs du gouvernement (vali ou mutesarif) obéirent aux directives de Bahaeddin Sakir bey ". [...] "Confiscation des manufactures arméniennes à Brousse (indications des ref documentaires) [..] Les biens arméniens ont été accaparés par les membres du club Union et Progrès, et certains autres notables turcs de Bursa (Brousse). Les membres de la commission des biens abandonnés prennent possession des biens arméniens avant même la déportation de leurs propriétaires ". Cet ouvrage contient aussi des informations statistiques intéressantes par sunsak (département) sur la population arménienne à la veille de la guerre : nombre d'Arméniens, d'églises et de monastères, d'écoles et d'élèves par localité, regroupés par département. Ce mémorial intéressera l'amateur concerné ou éclairé, mais aussi l'étudiant et le spécialiste pour qui le choix et les textes des références documentaires seront précieux pour leurs études et recherches. Jules Mardirossian, France-Arménie, numéro 413, novembre 2014 |
Livre numéro 1888
 |   | Revue la Pensée et les Hommes : Le génocide turc des Arméniens, numéro 90 |
Commentaire :Le titre de l'ouvrage « Le génocide turc des Arméniens » ne doit pas rebuter le lecteur car son caractère confus ne reflète pas le contenu de ce recueil de treize contributions très intéressantes que publie la revue belge La Pensée et les Hommes. Ancien président du Comité des Arméniens de Belgique, Édouard Jakhian, qui nous a quittés cette année, est l'auteur de trois articles. Cet avocat qui n'a cessé de combattre pour la reconnaissance du génocide des Arméniens retrace la présence des Arméniens en Belgique et dans un texte intitulé « Morale et négationnisme », démontre la nécessité de la pénalisation du négationnisme. L'écrivain Pierre Mertens dénonce le cynisme des bienpensants en évoquant les débats qui eurent lieu en France sur la loi que le Conseil constitutionnel finira par rejeter. Dans un court texte, le romancier Jean-Baptiste Baronian exprime son « mal à la mémoire ». Le philologue Bernard Coulie, qui enseigne à l'université catholique de Louvain l'arménien et le géorgien classique, signe un texte érudit et passionnant sous le titre : « Culture arménienne et culture européenne: le rappel d'un idéal ». Maître de conférences à l'université d'Amsterdam, Marie-Aude Baronian livre quant à elle ses réflexions sur le déni et la mémoire. « Les preuves diplomatiques de l'extermination des Arméniens » constituent le thème de l'article de Jacques Ch. Lemaire. François Roelants du Vivier retrace « le long chemin vers la reconnaissance légale des génocides et la sanction pénale de leur négationnisme ». Enfin Main Goldschlàger de l'Institut de recherche sur l'Holocauste explique la position du Canada à l'égard de la négation des génocides. Aux articles de ces auteurs belges, s'ajoutent les contributions de trois Français bien connus pour leurs travaux sur le génocide. Janine Altounian signe un article intitulé « Être Arménien entre l'héritage d'une transmission traumatique et l'épreuve de sa négation », Yves Ternon revient sur la définition du terme de génocide et Raymond H. Kévorkian dresse un état sur la recherche sur le génocide des Arméniens. Texte non signé, Nouvelles d’Arménie Magazine, numéro 201, Novembre 2013
Table des matières - Édouard JAKHIAN : Pourquoi Caïn ?
- Pierre MERTENS : Le grand cynisme des bien-pensants
- Édourad JAKHIAN : Morale et négationnisme
- Jean-Baptiste BARONIAN : Mal à la mémoire
- Bernard COULIE : Culture arménienne et culture européenne : le rappel d'un idéal
- Janine ALTOUNIAN : Être Arménien entre l'héritage d'une transmission traumatique et l'épreuve de sa négation
- Édouard JAKHIAN : Les Arméniens en Belgique
- Marie-Aude BARONIAN : Penser, comparer, pardonner. Réflexions sur le déni de la mémoire
- Yves TERNON : Qu'est-ce qu'un génocide ?
- Jacques Ch. LEMAIRE : Les preuves diplomatiques de l'extermination des Arméniens
- François ROELANTS DU VIVIER : Un combat inachevé. Le long chemin vers la reconnaissance légale des génocides et la sanction pénale de leur négationnisme
- Raymond H. KÉVORKIAN : L'état de la recherche sur le génocide des Arméniens
- Alain GOLDSCHLÄGER : Le Canada, la négation des génocides et l'Arménie
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Livre numéro 2468
 |   | Les Arméniens de Cilicie - Habitat, mémoire et identité |
Titre : | Les Arméniens de Cilicie - Habitat, mémoire et identité / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - Lévon NORDIGUIAN - Vahé TACHJIAN - Raymond Kévorkian, Mihran Minassian, Lévon Nordiguian, Michel Paboudjian, Vahé Tachjian |
Editeur : | PUSJ |
Année : | 2012 |
Imprimeur/Fabricant : | Imprimé à Beyrouth (Liban) |
Description : | 23 x 29 cm, 167 pages, illustrations, jaquette illustrée |
Collection : | |
Notes : | Notes bibliographiques |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Arméniens -- Turquie -- Cilicie (Turquie) -- Histoire |
ISBN : | 9789953455297 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 42,00 euros |
Commentaire :L'exemple des peuples déshérités de leur terre natale ou d'origine constitue un cas particulier dans l'étude de la corrélation entre la mémoire collective et l'habitat naturel. Il s'agit ici d'un territoire, d'un habitat naturel, des lieux topographiques qui ne sont plus tangibles, visuels ; il existe désormais un éloignement matériel entre le territoire et le peuple exilé. Or, ce basculement dans l'état de l'exilé, du dépossédé de sa terre, modifie naturellement la perception du territoire auprès du groupe, si bien que la terre natale, la terre de ces ancêtres tout entière devient un concept mémoriel. On commence alors à mettre en valeur des détails, des éléments précédemment sans importance ou sans valeur mémorielle. C'est ainsi que les photos anciennes illustrant la vie d'un groupe dans son territoire historique peuvent outrepasser leur valeur individuelle pour devenir un lien mémoriel avec une vie d'autrefois, dont les acteurs et leurs descendants habitent désormais ailleurs. Dans ces conditions, ces photos se transforment en des images emblématiques, en des symboles d'un temps révolu à jamais. Les photos illustrant cet ouvrage sont à leur tour dotées de ce caractère mémoriel particulier. Ce sont les images de la vie d'une communauté, en l'occurrence les Arméniens de Cilicie, dans laquelle on voit figurer des portraits familiaux et individuels, des ateliers et ses artisans, des marchés et ses clients, des écoles et ses élèves, des églises et ses croyants. Autrement dit, toute une vie d'autrefois attachée à son terroir, qui s'est arrêtée violemment avec le départ forcé des Arméniens. Ces illustrations sont accompagnées d'une dizaine d'articles, dans lesquels les auteurs traiteront en particulier des différents aspects de la vie des Arméniens en Cilicie. |
Livre numéro 1818
 |   | Revue arménienne des questions contemporaines, numéro 15 - Décembre 2012, Légiférer sur la contestation des génocides : débats et enjeux |
Commentaire :SOMMAIREAVANT-PROPOS p. 5 Première partie LE DÉBAT DES HISTORIENS • BORIS ADJEMIAN, Le débat inachevé des historiens français sur les « lois mémorielles » et la pénalisation du négationnisme : retour sur une décennie de controverse p. 9 • GÉRARD NOIRIEL, De l'histoire-mémoire aux « lois mémorielles ». Note sur les usages publics de l'histoire en France p. 35 Deuxième partie LE DÉBAT DES JURISTES • SAVANE GARIBIAN, Droit, histoire, mémoire. Le négationnisme : exercice d'une liberté ou violation d'un droit ? p. 53 • SAVANE GARIBIAN, De l'impunité p. 67 Troisième partie ENJEUX • RAYMOND H. KÉVORKIAN, Enjeux politiques et répercussions internationales d'une loi pénalisant le déni de génocide p. 75 • JEAN-PIERRE CHRÉTIEN, Le droit à la recherche sur les génocides et sur les négationnismes p. 87 Quatrième partie DIALOGUE AHMET INSEL & MICHEL MARIAN, Le dialogue après la proposition de loi p. 97 COMPTE RENDU • p. FIROUZEH NAHAVANDI (sous la direction de), Turquie, le déploiement stratégique, Bruxelles, 2012 (Julien Zarifian) p. 107
« Légiférer sur la contestation des génocides », tel est le thème du dernier dossier de la Revue arménienne des questions contemporaines. « En France, il ne revient pas au Parlement de légiférer sur l'histoire », écrivait l'association Liberté pour l'Histoire, satisfaite au lendemain de la décision du conseil constitutionnel censurant la loi déposée par la députée Valérie Boyer. Boris Adjémian, docteur en histoire, rappelle les nombreuses critiques formulées contre cette loi, notamment celle la qualifiant de loi mémorielle. Mais les historiens n'ont pas été aussi unanimes sur cette question. Selon Gérard Noriel, « Si tous les historiens respectaient les principes de l'histoire-problème tels que Marc Bloch et Lucien Febvre l'ont définie, ils ne risqueraient guère d'être incriminés par les lois mémorielles. » À travers, deux articles, Sévane Garibian mène quant à elle une réflexion sur les rapports entre le droit, l'histoire et la mémoire à travers une dénonciation des lois mémorielles. « Si la négation est un défi à l'histoire, elle est manifestement aussi un défi au droit », conclut la juriste. Dans un tour d'horizon sur les dimensions politiques et géopolitiques attachées à la loi de pénalisation, Raymond H. Kévorkian évoque les enjeux politiques et les répercussions internationales d'une loi pénalisant le déni de génocide. Selon l'historien, Jean-Pierre Chrétien, la liberté doit être invoquée non seulement contre les tentations abusives de légiférer mais aussi contre les manœuvres judiciaires des partisans du négationnisme. Enfin, l'économiste Ahmet Insel et le philosophe Michel Marian reprennent leur dialogue sur le tabou arménien commencé par l'ouvrage éponyme paru en 2009, après les débats soulevés en France et en Turquie par la loi Boyer. Sans nom d’auteur, Nouvelles d’Arménie Magazine, numéro 196, Mai 2013 |
Livre numéro 1797
 |   | Le livre arménien de la Renaissance aux Lumières : une culture en diaspora |
Titre : | Le livre arménien de la Renaissance aux Lumières : une culture en diaspora / auteur(s) : Catalogues - Sous la direction de Mikaël Nichanian & Yann Sordet |
Editeur : | Paris ; Bibliothèque Mazarine : Éd. des Cendres |
Année : | 2012 |
Imprimeur/Fabricant : | Maison Bortolazzi, Vérone (Italie) |
Description : | 198 pages, 60 illustrations en couleurs, bibliographie, Index des noms |
Collection : | |
Notes : | Pubié à l'occasion de l’exposition « Le livre arménien de le Renaissance aux Lumières : une culture en diaspora », Paris, Bibliothèque Mazarine, du 26 octobre au 30 novembre 2012 ; [organisée en collaboration avec la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations] ; [catalogue sous la direction de Yann Sordet et Mikäel Nichanian] ; [textes de Françoise Avel, Françoise Hours, Jean-Pierre Mahé, et al.] |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [contribution] - Dickran KOUYMJIAN [contribution] - Jean-Pierre MAHE [contribution] - Mikaël NICHANIAN [contribution] - |
Sujets : | |
ISBN : | 9782867422034 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 32,00 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :A l'occasion des 500 ans de la naissance de l'imprimerie arménienne, la Bibliothèque Mazarine, associée à la BULAC, expose un ensemble méconnu de livres arméniens rares et précieux, provenant pour la plupart des bibliothèques princières, monastiques ou savantes de l'Ancien Régime. L'exposition rend compte de la géographie large et éclatée de l'imprimerie arménienne des premiers siècles (Venise, Rome, Constantinople, Amsterdam, Marseille, Madras...), et des conditions souvent difficiles dans lesquelles ont travaillé les hommes du livre. Elle apporte un éclairage fascinant sur tes échanges intellectuels, techniques, politiques et commerciaux, entre l'Europe et l'Orient de la Renaissance aux Lumières. Catalogue de l'exposition, coédition Bibliothèque Mazarine / Éditions des Cendres, 198 p. Parution : octobre 2012 (32 euros). Commissaires: Mikaël Nichanian (BnF) et Yann Sordet (Bibliothèque Mazarine) Exposition organisée par la Bibliothèque Mazarine, en collaboration avec la BULAC, avec le soutien de la Fondation Calouste Gulbenkian (Lisbonne) et de la société Fineco (financement de la recherche et de l'innovation).
Caractérisée par une abondante et brillante production manuscrite dont les premiers témoins datent du VIe siècle, la culture arménienne adopte les techniques typographiques au début du XVIe siècle. Le premier livre imprimé en arménien parait à Venise en 1512 ; il est l'œuvre d'un personnage encore énigmatique, qui publie cinq livres avant de disparaitre sans laisser de trace... L'histoire du livre arménien, de sa production à sa réception, est ici illustrée par un ensemble méconnu d'ouvrages rares et précieux. Ils rendent compte de la géographie à la fois large et éclatée de l'imprimerie arménienne des premiers siècles (Venise, Rome, Constantinople, Amsterdam, Marseille, Madras...), et des conditions souvent difficiles dans lesquelles ont œuvré les hommes du livre de la diaspora arménienne, qu'ils fussent imprimeurs, éditeurs, mécènes, graveurs ou relieurs. Une attention particulière est portée aux répertoires privilégiés de l'édition ancienne (grammaire et alphabets, textes sacrés, histoire), à ses particularités ornementales (lettrines en formes d'oiseaux, illustration combinant emprunts aux artistes européens et iconographie traditionnelle), aux reliures. Au cœur des rivalités entre l'Église arménienne et Rome, expression des rapports ambigus entre langue classique et langue vernaculaire, vecteur identitaire d'une nation sans État dont les membres sillonnent le monde entier, le livre arménien apporte un éclairage fascinant sur les échanges intellectuels et techniques, politiques et commerciaux, entre l'Europe et l'Orient de la Renaissance aux Lumières.
PRÉFACE par Yann Sordet, directeur de la Bibliothèque Mazarine 9 La piété de Yakob, premier imprimeur arménien 13 par Jean-Pierre Mahé, membre de l'Institut De la Renaissance aux Lumières : les origines du livre arménien (1512-1800), 23 par Mikaél Nichanian, conservateur à la Bibliothèque nationale de France CATALOGUE 43 I. VENISE 45 D'AMSTERDAM À MARSEILLE 73 III. IMPRIMERIES D'ORIENT 115 IV. ROME 149 V. LIVRES D'ORIENTALISTES 159 BIBLIOGRAPHIE 183 REMERCIEMENTS 186 INDEX 187 |
Livre numéro 1734
 |   | Revue arménienne des questions contemporaines, numéro 13-14 - Décembre 2011, Le Sud Caucase, Etats-nations et enjeux internationaux |
Commentaire :SOMMAIREAVANT-PROPOS p. 4 Première partie TERRITOIRES, CONSTRUCTIONS NATIONALES, CONFLITS • Julien Zarifian, Le Sud Caucase existe-t-il ? p. 11 • Françoise Ardillier-Carras, Territoires frontaliers en Arménie p. 33 • Taline Papazian, Le conflit du Haut-Karabagh dans les stratégies de l'Arménie p. 49 • Thierry Coville, Les blocages politiques de l’économie de l’Azerbaïdjan p. 67 • Erik R. Scott, Corruption et lutte contre la corruption en Géorgie p. 77 • Garik Galstyan, Les minorités ethniques du Sud-Caucase : le cas des Russes p. 91 Deuxième partie ENJEUX INTERNATIONAUX • Gaïdz Minassian, La Russie et le Sud Caucase après la Guerre des cinq jours p. 111 • Julien Zarifian, La politique américaine au Sud Caucase p. 131 • Gilles Riaux, La politique étrangère de l'Iran et Azerbaïdjan p. 151 • Raymond H. Kévorkian, Les prémisses du dialogue arméno-turc p. 167 • Annie Jafalian, Entre impasse et corridor énergétique: le Sud Caucase en transition p. 177 • Thibault Courcelle, La gestion européenne de la Guerre des cinq jours p. 197 • Vincent Dautancourt, La Guerre des cinq jours vue de la Baltique p. 215 |
Livre numéro 1629
 |   | Mémoire arménienne. Photographies du Camp de Réfugiés d'Alep 1922-1936 |
Titre : | Mémoire arménienne. Photographies du Camp de Réfugiés d'Alep 1922-1936 / auteur(s) : Vartan DEROUNIAN - Photographies du camp de réfugiés d'Alep 1922-1936 |
Editeur : | presses de l université saint-joseph de beyrouth |
Année : | 2010 |
Imprimeur/Fabricant : | Leo Digital Press, Beyrouth |
Description : | 127 pages |
Collection : | |
Notes : | |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [contribution] - Vahé TACHJIAN [contribution] - |
Sujets : | Génocide arménien -- Réfugiés à Alep -- Photos d'archive |
ISBN : | 9789953455068 |
Prix : | 20 USD |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :Les 72 photos reproduites dans cet album en représentent pratiquement la totalité de la production de Derounian sur la communauté arménienne. Mais l’intensité émotionnelle qui s’en dégage, liée à une parfaite maîtrise de l’art de la photographie, en font une œuvre de grande portée humaniste. C’est l’histoire du camp des réfugiés arméniens d’Alep qui est racontée, de la misère noire des débuts jusqu’à la construction de nouveaux quartiers. C’est aussi le drame d’un peuple qui, arraché à sa terre natale, tente sa réinsertion dans une société dont il ne connaît même pas la langue, tout en conservant jalousement son héritage ancestral. Deux spécialistes de l’histoire et du génocide arménien, Raymond Kévorkian et Vahé Tachjian, et un fin connaisseur d’Alep, Jean-Claude David, situent le contexte dans lequel ont vécu ses réfugiés.
Sommaire AVANT-PROPOS 7 Par Lévon Nordiguian ALEP, CENTRE DU DISPOSITIF GÉNOCIDAIRE ET DES OPÉRATIONS DE SECOURS AUX DÉPORTÉS 15 Par Raymond H. Kévorkian OBJECTIF : RECONSTRUCTION D'UNE VIE À ALEP 25 Par Vahé Tachjian ALBUM 32 ARMÉNIEN-ALÉPIN, 1920-1946 113 Par Jean-Claude David |
Livre numéro 1512
 |   | Revue arménienne des questions contemporaines, numéro 11 - Mars 2010 - Dossier : Le conflit du Haut-Karabagh : entre règlement pacifique et reprise des hostilités |
Commentaire :Sommaire Éditorial, p. 5 LE DOSSIER Le conflit du Haut-Karabagh : entre règlement pacifique et reprise des hostilités Les racines du conflit arméno-azéri autour du Haut-Karabagh, Raymond H. KÉVORKIAN, p. 7 De la désobéissance civique à la guerre totale : 1988-1994, Raymond H. KÉVORKIAN, p. 13 Le règlement du conflit du Karabagh : voie pacifique ou escalade militaire ?, Vladimir KAZIMIROV, p. 27 « Le renoncement à la guerre est la clé du règlement du conflit du Karabagh », interview de Vladimir KAZIMIROV, p. 39 L'Union européenne et le règlement du conflit du Haut-Karabagh Interview de Peter SEMNEBY, p. 45 L'Union européenne et le règlement du conflit du Haut-Karabagh Interview de EvgeniI KIRILOV, p. 51 La communauté arménienne du Haut-Karabagh peut-elle prétendre à l'exercice du droit à l'autodétermination ?, Gérard GUERGUERIAN, p. 55 Le Haut-Karabagh dix-huit ans après la naissance de la République, Hovhannes GUEVORKIAN, p. 65 MÉMOIRE DU TERROIR ARMÉNIEN (4) La province de Kharpert/Mamuret ul-Aziz, p. 73 Livres à la vente, p. 104 Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine, I-VII, p. 108 |
Livre numéro 1492
 |   | Des serviteurs fidèles : Les enfants d’Arménie au service de l’État turc |
Titre : | Des serviteurs fidèles : Les enfants d’Arménie au service de l’État turc / auteur(s) : Maxime K. YEVADIAN - |
Editeur : | Sources d'Arménie |
Année : | 2010 |
Imprimeur/Fabricant : | 21-Quétigny : Impr. Darantière |
Description : | 192 pages, 16 cm, 76 illustrations, couv. ill. en couleurs |
Collection : | L'Arménie... une histoire, vol. I |
Notes : | Réunit des articles de la contre-saison turque parus dans les « Les Nouvelles d’Arménie » ; Bibliogr. p. 177-186 |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [contribution] - Dickran KOUYMJIAN [contribution] - Hasmik STEPANIAN [contribution] - |
Sujets : | Arménie -- Empire ottoman -- Société |
ISBN : | 9782952731843 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 15,00 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :Durant près d’un millénaire, les Arméniens ont été présents dans les principaux secteurs des arts, des lettres et même de l’économie turque. Ils ont dominé des pans entiers de cette société comme le travail de la construction, puisque depuis le XIIe siècle la plupart des architectes des monuments turcs sont arméniens avec de grands génies tel Sinan le « père de l’architecture ottomane classique ». Les Turcs ont, en effet, conservé le métier des armes et de la haute administration, délégant à leurs minorités la plupart des autres secteurs. Cet ouvrage propose, pour la première fois en langue française, une synthèse sur les apports étonnamment nombreux et variés des Arméniens à l’État turc. Six chercheurs d’Arménie et de France, parmi les meilleurs spécialistes de
leur discipline, proposent une synthèse souvent nouvelle et originale.
Table des matières Introduction générale, par Maxime Yevadian, Historien, enseignant, Président des Sources d’Arménie. Chapitre 1 : Ainsi parlait le prophète, par Maxime Yevadian Chapitre 2 : Les Seldjouks et les architectes arméniens, par Maxime Yevadian. Le nom des architectes des monuments seldjouks, par Maxime Yevadian. Chapitre 3 : Les janissaires ou comment détruire perpétuellement une élite ?, par Maxime Yevadian. Le destin de l’Arménien Gabriel, janissaire et martyr, par Maxime Yevadian. Chapitre 4 : Maître Sinan, père de l’architecture ottomane classique, par Maxime Yevadian. Les architectes arméniens au service du sultan (XVIe-XXe siècles), par Maxime Yevadian. Chapitre 5 : Le rôle des potiers arméniens de Kütahya dans l’histoire de la céramique ottomane, par Dikran Kouymjian, Haig & Isabel Berbérian professeur d’Études arméniennes, émérite, Université d’État de Californie, Fresno. Les bijoutiers arméniens, par Anna Aleksanian Chapitre 6 : Le café et son introduction en Europe, par Maxime Yevadian. Chapitre 7 : Les livres manuscrits et imprimés instruments de la renaissance arménienne, par Raymond Kévorkian, Historien, Chercheur à l’Institut Français de Géopolitique, Université Paris 8 Saint-Denis. Chapitre 8 : La littérature turque en alphabet arménien, par Hasmik Stépanian, Docteur en Histoire, Professeur à l’Université d’État d’Erevan, Arménie. Les frères Abdullah et l’introduction de la photographie, par Anna Aleksanian et Maxime Yevadian Chapitre 9 : Histoire de la création du théâtre arménien et turc dans l’empire ottoman, par Anna Aleksanian, Chercheur au Musée-Institut du Génocide Arménien, Erevan, Arménie. Les Zildjian, près de quatre siècles d’excellence en matière de Cymbales, par Anna Alexanian, avec une contribution de Hasmik Stépanian Chapitre 10 : Les Arméniens dans l’économie ottomane, par Anahit Astoyan, Chargée de recherches au Matenadaran d’Erevan, Arménie. Conclusion par Ara Toranian, Directeur des Nouvelles d’Arménie Magazine Annexe : Articles parus dans « Le Monde » pendant la saison turque, par Ara Toranian
Article de Jules Mardirossian, France-Arménie, numéro 364, du 16 au 30 juin 2010 Pendant plus de six siècles, les Arméniens initient, modernisent et développent l'essentiel de la culture, de l'artisanat, de l'industrie, de l'architecture et de l'économie de l'Empire ottoman. Dès les Seldjouks, les architectes arméniens sont les principaux maîtres d'œuvre des mosquées. Puis Sinan (1490-1588), ce fils d'Arménien, devient le père et le représentant inégalé de l’ « architecture classique ottomane ». Sa parfaite maîtrise de l'architecture byzantine et arménienne lui permet de les transcrire en représentations ottomanes. De nombreux grands architectes arméniens dont la dynastie des Balian, ont aussi été des bâtisseurs officiels. Les fameuses céramiques de Kütahya (centre majeur de cet art) sont réalisées du XVe au XXe siècle par des potiers arméniens dont la tradition est très ancienne. Les bijoutiers arméniens de Van, Erzeroum..., sont considérés comme les plus habiles au monde. Dès le XVe siècle, ils sont dominants à Constantinople. La littérature turque en lettres arméniennes, s'étendant sur plus de 8 siècles, devient un facteur de modernisation de l'Empire et fait évoluer les forces progressistes ottomanes pour aboutir à une littérature turque moderne. Les Arméniens sont les pionniers de la photographie dès 1858 et sont remarqués à l'expo universelle de Paris en 1878. Ils créent le théâtre turc puis ottoman qui a été un facteur de formation pour les élites turques. Les négociants et amirats arméniens (grands marchands liés à l'Etat) prospèrent à Constantinople puis s'étendent de l'Europe aux Indes. Les Arméniens sont majoritaires dans les professions libérales et dans l'agriculture qu'ils modernisent. L'économie de l'Empire est donc surtout conduite par les Arméniens. L'immense influence de la musique arménienne est absente de cet ouvrage. Certains découvriront beaucoup mais il reste encore bien plus à révéler. Article de Jules Mardirossian, France-Arménie, numéro 364, du 16 au 30 juin 2010 |
Livre numéro 1410
 |   | Revue arménienne des questions contemporaines, numéro 10 - Septembre 2009 - Dossier : le "dialogue" arméno-turc : entre contentieux historique et relations diplomatiques |
Commentaire :Sommaire Éditorial, p. 5 LE DOSSIER La gestion du contentieux arméno-turc ou le poids du passé, Raymond H. KÉVORKIAN, p. 7 Relations arméno-turques : un forum de dialogue sur Internet, Marianne KARA, p. 49 Lettre ouverte à la rédaction du mensuel « L’Histoire », Claude Manoug ATAMIAN, p. 59 MÉMOIRE DU TERRITOIRE ARMÉNIEN La province de Garin/Erzeroum, Raymond H. KÉVORKIAN et Paul B. PABOUDJIAN, p. 77 LIVRES A LA VENTE Librairie de l'UGAB, p. 120 Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine, p. 124 |
Livre numéro 1366
 |   | Revue arménienne des questions contemporaines, numéro 9, Décembre 2008 - Dossier : La crise russo-géorgienne d'août 2008 et son impact international |
Commentaire :Sommaire Éditorial, p. 5 Le DOSSIER Chronologie des événements, p. 7 Aux origines du conflit caucasien : les groupes historiques géorgiens, RAYMOND H. KÉVORKIAN, p. 11 L'impact de la crise d'août 2008 sur l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Turquie, RAYMOND H. KÉVORKIAN, p. 21 Grandes manœuvres au Caucase du Sud, GAÏDZ MINASSIAN, p. 29 La politique des États-Unis au Sud Caucase et les réactions américaines à la crise russo-géorgienne d'août 2008, JULIEN ZARIFIAN, p. 45 L'Europe, la Géorgie et la gestion de la crise d'août 2008, THIBAULT COURCELLE, p. 73 MEMOIRE DIASPORIQUE La fanfare du négus : questions sur l'apport historique de la mémoire arménienne en Éthiopie, Boris ADJÉMIAN, p. 103 NOTE DE LECTURE, p. 124 LIVRES A LA VENTE Librairie de l'UGAB, p. 134 Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine, p. 138 |
Livre numéro 1365
 |   | Revue arménienne des questions contemporaines, numéro 8, Mai 2008 - Le dossier : La Question kurde et la crise au Moyen-Orient |
Commentaire :Sommaire Éditorial, p. 5 LE DOSSIER Kurdes et Arméniens histoires croisées, Raymond H. KÉVORKIAN, p. 7 Le facteur kurde dans le Proche-Orient contemporain, Raymond H. KÉVORKIAN, p. 15 Interview avec Patrice CLAUDE, Le Kurdistan irakien mené par Gaïdz MINASSIAN, p. 35 Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, Gérard GUERGUERIAN, p. 49 TRACES Les Arméniens à Singapour : une colonie créative née au XIXe siècle, SONA KIDJIRIAN DELAUMÉNIE, p. 72 MEMOIRE DU TERRITOIRE ARMENIEN La province de Bitlis/Baghèch, Raymoud H. KÉVORKIAN & Paul B. PABOUDJIAN, p. 90
LIVRES À LA VENTE Librairie de l'UGAB, p. 134 Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine, p. 138 |
Livre numéro 1336
 |   | La résistance au génocide, Pluralité des actes de sauvetage |
Titre : | La résistance au génocide, Pluralité des actes de sauvetage / auteur(s) :Sous la direction de Jacques Semelin, Claire Andrieu, Sarah Gunsberg |
Editeur : | Les Presses de Sciences Po |
Année : | 2008 |
Imprimeur/Fabricant : | 42-Saint-Just-la-Pendue : Impr. Chirat |
Description : | 1 vol. (552 p.) ; 21 cm |
Collection : | Académique |
Notes : | Index des noms, Index des lieux, contribuent également sur le génocide arménien : Hasmik Tevosyan, Ugur Ümit Üngor, Hans L. Kieser, Fatma Müge Göçek ; Bibliogr. p. 519-539. Index |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [contribution] - Jacques SEMELIN [directeur] - Yves TERNON [contribution] - Hans-Lukas KIESER [contribution] - |
Sujets : | Guerre mondiale (1939-1945) -- Juifs -- Sauvetage -- Congrès Génocide arménien (1915-1916 ) -- Congrès Génocide rwandais (1994 ) -- Congrès Défense par actions civiles -- Congrès |
ISBN : | 9782724610895 |
Bibliothèques : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 28,00 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :Textes issus d'un colloque international organisé à Sciences Po en 2006
Les actions menées pour tenter de sauver des juifs pendant la seconde guerre mondiale connaissent une certaine notoriété en France depuis que le titre de « Justes » a été introduit dans la législation française en 2000, mais les ouvrages scientifiques sur le sujet sont rares. Les actions de sauvetage des Arméniens (1915-1916) et des Tutsis (1994) restent quant à elles largement inconnues. SOMMAIRE Introduction – De l’aide au sauvetage, Jacques Semelin Première partie – Entre histoire et mémoire : le concept de sauvetage - De la mémoire du sauvetage à l’institution d’un titre de Juste parmi les Nations, Sarah Gensburger - À la recherche des Justes : le cas des massacres arméniens de 1915, Fatma Müge Göçek - Approches comparées de l’aide aux juifs et aux aviateurs alliés, Claire Andrieu - Pour une approche quantitative de la survie et du sauvetage des juifs, Marnix Croes - Antisémitisme et sauvetage des juifs en France : un duo insolite ?, Renée Poznanski - Qui a osé sauver des juifs et pourquoi ?, Nechama Tec - « Sauvetage » et intérêts. Protéger des biens pour sauver des personnes ?, Florent Le Bot - Les juifs d’Italie et la mémoire du sauvetage (1944-1961), Paola Bertilotti - Sauveteurs et sauveteurs. Tueurs dans le génocide rwandais, Lee Ann Fujii Deuxième partie – L’État, ses frontières et les conditions de l’aide - Les pratiques de sauvetage dans le génocide arménien, Hasmik Tevosyan - L’opposition de fonctionnaires ottomans au génocide des Arméniens, Raymond Kévorkian - Conversion et sauvetage : stratégies de survie au cours du génocide arménien, Ugur Ümit Üngor - Humanitaire et massacres. Le Comité international de la Croix-Rouge (1904-1994), I. Hermann D. Palmieri - La Suisse face au génocide nazi : refus actif, secours passif, Ruth Fivaz-Silbermann - L’OSE et le sauvetage des enfants juifs, de l’avant-guerre à l’après-guerre, Katy Hazan et Georges Weill - Le contexte du sauvetage dans l’Europe de l’Ouest occupée, Bob Moore - La répression du sauvetage pendant l’« action Brunner » (1943-1944), Tal Bruttmann - « Guide et moteur » ou « trésor central » ? Le rôle du Joint en France (1942-1944), Laura Hobson-Faure - Le service hongrois de la BBC et le sauvetage des juifs de Hongrie, Franz Chalk - L’échec de l’opposition locale au génocide au Rwanda, Scott Straus - Le sauvetage dans la zone frontière de Gishamvu et Kigembe au Rwanda, Charles Kabwete Mulinda Troisième partie – Réseaux, minorités et sauvetage - La missionnaire Béatrice Rohner face au génocide arménien, Hans L. Kieser - L’impossible sauvetage des Arméniens de Mardin. Le havre du Sindjar, Yves Ternon - L’Union générale des israélites de France fut-elle un obstacle au sauvetage ?, Michel Laffitte - Rafles et réseaux sociaux à Paris (1940-1944), Camille Ménager - Protestantismes minoritaires, affinités judéo-protestantes et sauvetage des juifs, Patrick Cabanel - Nieuwlande, pays sauveteur (1941-1942 à 1945), Michel Fabréguet - Survivre dans la clandestinité : le « Bund » dans l’Allemagne nazie, Mark Roseman - Les musulmans de Mabare pendant le génocide rwandais, Emmanuel Viret Conclusion – Le sauvetage, un concept renouvelé, Claire Andrieu
Autre commentaire A l'occasion du soixantième anniversaire de la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide, La résistance aux génocides met en évidence - dans une étude comparative des génocides arménien, juif et rwandais - que chaque fois qu'il y a génocide, il y aussi une résistance civile qui émerge. Discrète, elle est l'œuvre d'individus qui, chacun à leur échelle, font oeuvre de sauvetage. Dans cette descente aux enfers qui caractérise les temps de génocide, il se trouve des gens qui se tiennent à distance, et dont les gestes sauvent, ou retardent sans la stopper la machine criminelle. La figure du sauveteur est complexe. A côté du sauveur altruiste se trouvent des gens dont l'aide n'est pas désintéressée. On sauve parfois pour de l'argent. Raymond Kévorkian recense ainsi quelques cas d'Arméniens qui avaient pu « gagner du temps » en adressant chaque mois une lettre de crédit à leur sauveteur. Durant la Shoah, il y a des sauveteurs qui ne sont pas philosémites. Au Rwanda, en 1994, on voit des sauveteurs qui furent aussi des tueurs. La notion de Juste parmi les Nations, juive à l'origine, s'est internationalisée. Depuis les années 1990, l'expression s'applique aussi aux Turcs qui ont sauvé des Arméniens et aux Hutus qui ont sauvé des Tutsis. Fatma Müge Gôcek Dès 1992, Richard Hovanissian consacrait une première étude à ce sujet, reconnaissant que beaucoup d'Arméniens n'avaient survécu que grâce à l'aide de Turcs. Comme l'écrit Jacques Sémelin, la question du sauvetage « pour le moins décalée par rapport au combat mémoriel des organisations arméniennes toujours mobilisées pour la reconnaissance internationale de ce génocide » mérite d'être explorée. Et les contributions relatives à 1915 enrichissent le débat sur la notion de Juste. Ainsi Fatma Müge Gôcek propose d'élargir la notion pour prendre en compte l'expérience musulmane tirée du concept islamique d'adala, et rappelle d'autre part que la formation intellectuelle des Jeunes-Turcs est européenne. Hasmik Tevosyan, en pointant le déni de justice, souligne la charge affective véhiculée par la notion de Juste chez les Arméniens. Son simple témoignage fait de Morgenthau un Juste, alors qu'il n'a pas sauvé de vie. De même, Antranik - alors qu'en principe le terme de Juste s'applique aux étrangers -est vu comme un Juste parce qu'il est ce héros qui, pendant le génocide, a sauvé des vies arméniennes. Elle note également la valeur cathartique de la notion de Juste pour les Turcs et les Arméniens. Ugur Umit Ungôr Petit chef-d'oeuvre que la contribution de Raymond Kévorkian : même l'examen d'un sujet mineur fait surgir dans toutes ses dimensions l'entreprise d'extermination. Dans une approche intentionnaliste du génocide, il rappelle d'emblée l'idéologie d'exclusion qui caractérise le CUP et son projet d'extermination. Or, note l'historien, il fait partie de ce projet de sauver quelques rares éléments : des jeunes femmes bien éduquées. A un autre niveau, les femmes et les enfants qui furent violemment enlevés au cours des déportations et placés dans les familles turques, kurdes, bédouines, comme domestiques, esclaves ou épouses, furent malgré tout « sauvés ». Son étude se concentre sur la résistance de hauts fonctionnaires turcs aux ordres de déportation. Certains, sans sympathie pour les Jeunes-Turcs, le CUP et l'Organisation spéciale qui servait aussi de structure parallèle pour surveiller les bureaucrates, ont résisté en différant l'application des ordres venus de la capitale. Sans sauver des vies, ils ont temporisé avant d'être mutés ou exécutés. Mais d'autres menèrent à bien de véritables opérations de sauvetage, à Kütahya et Adana par exemple. Ugur Umit Ungôr note que pour les Arméniennes « le sauvetage était souvent le prélude à la misère ». Il aborde le cas de ces femmes vendues sur les marchés régionaux d'esclaves qui étaient serai-légaux jusqu'en 1915 dans l'Empire ottoman : leur arrivée massive provoque l'effondrement des cours sur ces marchés. Enfin, si la conversion était une condition sine qua non du sauvetage, elle n'empêchait ni la suspicion ni la mort. Talaat, ministre de l'Intérieur, supervisait les choses : nouvelle carte d'identité avec noms turcs pour les converti(e)s. Quand donc la conversion a sauvé une vie, le plus souvent la vie d'une femme, comme celle de la grand-mère de Fethiye Cetin, ce quia été sauvé, c'est une existence physique, coupée de son groupe, et dont on considérait que l'identité arménienne avait été éradiquée. Hans Lucas Kieser Hans Lucas Kieser revient sur Béatrice Rohner, cette religieuse qui dirigea pendant un an à Alep, avec l'autorisation de Djemal, un orphelinat regroupant un millier d'enfants arméniens avant qu'ils ne soient dispersés dans des orphelinats de l'Etat en 1916. En choisissant de parler des Arméniens de Mardin où il y eut très peu de survivants, Yves Ternon essaie de comprendre ce qui a rendu impossibles dans ce cas les opérations de sauvetage. Question décalée, question éminemment féconde. Il faut lire ce livre intelligent qui commence par une cartographie de l'échelle spatiale des trois génocides. Il faut le lire en entier pour comprendre que l'approche comparative n'est pas une vaine recherche, puisqu'elle permet de rapprocher ce qui peut se subsumer sous un même concept tout en établissant des différences spécifiques. Saluons ici les grandes qualités intellectuelles et morales de Jacques Sémelin à l'initiative de ce livre qui fait suite au colloque qu'il organisa en 2006. Isabelle Kortian, Nouvelles d’Arménie Magazine, numéro 148, Janvier 2009 |
Livre numéro 1364
 |   | Revue arménienne des questions contemporaines, numéro 7, Octobre 2007 - Le dossier : La protection du patrimoine culturel et la question des "biens nationaux" |
Commentaire :Sommaire Éditorial, p. 3 LE DOSSIER Protection ou restitution : le sort du patrimoine culturel au coeur du débat sur le progrès et la justice en droit international, Gérard GUERGUERIAN, p. 5 Patrimoine monumental et institutions culturelles en Arménie : une situation contrastée, Raymond H. KÉVORKIAN, p. 29 La destruction du cimetière médiéval de Djoulfa par les autorités azéries ou les limites des instances internationales, Raymond H. KÉVORKIAN, p. 41 Patrimoine monumental et « biens nationaux » arméniens de Turquie : bilan d'une politique d’État, Raymond H. KÉVORKIAN, p. 51 QUESTIONS D’ACTUALITE Le Sud Caucase et les puissances internationales, Jérôme AUDRAIN, p. 63 Le génocide arménien, la loi et le négationnisme, Boris ADJÉMIAN, p. 81 MEMOIRE DU TERRITOIRE ARMENIEN La province de Van, Raymond H. KÉVORKIAN, Paul B. PABOUDJIAN, p. 111 LIVRES A LA VENTE Librairie de l'UGAB, p. 144 Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine, p. 151 |
Livre numéro 1280
 |   | Les faucilles sanglantes : paroles d'un rescapé du génocide arménien |
Titre : | Les faucilles sanglantes : paroles d'un rescapé du génocide arménien / auteur(s) : Missak KHRALIAN - coauteur Thierrey Karibian, petit-fils de Missak Khralian ; traduit de l'arménien par Arthur Bénneian |
Editeur : | cheminements |
Année : | 2007 |
Imprimeur/Fabricant : | 53-Bonchamp-lès-Laval : Impr. Barnéoud |
Description : | 1 vol. (242 p.) : ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm |
Collection : | Une mémoire |
Notes : | Glossaire |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [préfacier] - |
Sujets : | Génocide arménien (1915-1916 ) -- Récits personnels |
ISBN : | 9782844785558 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 20,00 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :Missak Khralian est né au début du vingtième siècle à Til, en Arménie, dans une région située aujourd'hui en Turquie, proche de la ville actuelle de Palu. Il fut un des rares rescapés arméniens de son village lors des événements sanglants qui ont marqué à jamais son peuple, le génocide de 1915 et des années qui ont suivi. En 1925, il parvint à trouver un moyen de transport pour quitter sa terre patrie. Il vint en France, à Marseille. Hanté par ses souvenirs, éprouvant la nécessité de transmettre au monde les atrocités vécues par son village, sa famille et lui-même, il rassembla ses souvenirs et écrivit ce document en 1933. Ce texte original parut en Bulgarie à la fin des années mille neuf cent trente, dans un recueil écrit en achkharapar, arménien populaire. Puis ce document de mémoire sombra dans l'oubli. Sa famille a voulu que ces souvenirs soient perpétués, traduits et publiés, respectant en cela les volontés de leur père et grand-père espérant que ce livre devienne une modeste contribution à la mémoire de toutes les victimes anonymes qui sont tombées sur la route d'un idéal afin de nous transmettre le droit à la vie.
Autre commentaire, interview du petit-fils de Missak Khralian, et coauteur de l'ouvrage Nouvelles d’Arménie Magazine : Comment est née l'idée de votre livre « Les faucilles sanglantes » ? Thierry Karibian : Quand j'étais enfant, il y avait chez mes parents un manuscrit que j'ai toujours connu. C'était une relique, c'était le livre que mon grand père avait écrit. C'était sa Mémoire. Ce livre faisait presque partie des meubles. Un jour, j'ai demandé à mes parents ce qu'il y avait dans ce livre, dans cette mémoire là. Parce qu'un jour, on a tous envie de savoir. Mon grand-père Missak ne parlait jamais de son livre ou seulement par bribes. Mais j'ai compris pourquoi en le lisant. On reste muet devant ces horreurs. J'ai toujours connu mon grand-père vivant avec une boule au fond de lui. Cette boule, il n'avait pas pu la faire sortir par la parole. Donc, il l'avait écrite. Dans les années 30, son texte original fut publié en Bulgarie, dans les bibliothèques européennes et au Canada. Puis il sombra dans l'oubli... Les faucilles sanglantes, c'est l'histoire d'un petit enfant, âgé d'une dizaine d'année, qui vivait dans une région qui allait être le théâtre de la barbarie turque. Cet enfant était encore incapable de comprendre la situation politique du moment. Ce livre est atypique. Il n'y a pas d'écrits véhéments, rien n'est exagéré, déformé par une fureur inconsolable. C'est simplement la vie de mon grand-père, telle qu'elle était, réelle, vécue. C'est authentique. Ce livre, c'est le livre de tous les Arméniens. Mon grand-père a eu la chance de pouvoir rester en vie. A la mémoire de tous ceux qui sont morts, il a écrit ce livre. NAM : Au départ, le manuscrit de votre grand-père était écrit en arménien. Quand et pourquoi avez-vous pris la décision de le faire traduire ? T. K. : L'imprécision des réponses que me donnaient mes parents qui ne parlaient pas arménien-lorsque je leur demandais ce qui était écrit dans le livre m'a poussé en 2003 à faire traduire le manuscrit. Je voulais absolument savoir ce qui était écrit dans ce livre. C'est à cette période que mon grand-père s'est éteint. C'est quand j'ai fait traduire ce livre que j'ai appris des choses qui m'ont bouleversé, qui étaient insoutenables. Je ne pensais même pas que ces choses pouvaient exister. Ce livre m'a éclairé sur la vie de tous les Arméniens à cette époque là. NAM : La traduction de ce livre a semble-t-il été le déclic de l'éveil de votre arménité... T. K. : Jusqu'à la lecture du récit de mon grand-père, je n'avais pas vraiment pris conscience de mon arménité. Mes parents ne fréquentaient pas beaucoup le milieu arménien. Je me contentais de ce que j'avais entendu de mes grands-parents. Je savais qu'ils avaient souffert, qu'il y avait eu un génocide. Même si c'était dur, je m'en contentais. Mais, j'étais dans l'erreur. Etre dans cet état d'esprit détaché amène l'oubli... Entre savoir que l'on a souffert et lire la souffrance, la différence est énorme. Le réveil de mon arménité a donc commencé à se faire au moment où j'ai cherché à faire traduire le livre, à savoir ce qu'il y a avait dans ce livre. Je savais qu'il y avait quelque chose qui me bouleverserait. Mais ce fut au-delà de ce que je pensais. NAM : Pourquoi avoir inscrit votre nom sur le livre en tant qu'auteur ? T. K. : Missak Khralian est mon grand-père. Je suis son porte-parole, son prolongement. En mourant, il m'a laissé ce flambeau de la mémoire. A moi d'essayer de faire en sorte de le faire connaître aux générations futures. J'espère que mes enfants et mes petits-enfants auront à leur tour ce flambeau. On doit ça aux morts. Le seul moyen de les garder avec nous, c'est de commémorer cette mémoire là. L'oubli, c'est la mort. NAM : Vous dites souvent que ce livre et votre ascension du Mont Ararat en 2004 sont liés ? T. K. : Quand j'ai lu le livre de mon grand-père, je me suis dit : « quelle force il faut avoir pour écrire ce livre ! ». Mon grand-père l'a écrit quelques années après le génocide. Une quinzaine d'années après, il est allé refouillé dans sa mémoire. Cela m'a donné de l'énergie et j'ai pensé il est de mon devoir maintenant de perpétuer cette mémoire ». le me suis senti investi d'une mission : lutter passionnément contre l'oubli. Rapidement, je me suis dit que le meilleur symbole était d'apporter ces écrits au sommet du mont Ararat. Et pendant des années, j'ai cherché à avoir les autorisations pour y accéder. Et un jour, par miracle, j'ai réussi à les obtenir. Je suis passé à travers les mailles du filet. J'ai réalisé ce rêve là. J'ai emporté cette mémoire collective au sommet du mont Ararat, et l'ai enfouie dans ses neiges éternelles. Cette mémoire repose maintenant en paix, face à l'Arménie... NAM : Pouvez-vous nous décrire un peu cette ascension ? T. K. : Je suis alpiniste. C'est ma passion. J'ai déjà fait quelques séjours dans l'Himalaya. Pour gravir l'Ararat, j'ai suivi évidemment un entraînement particulier en faisant quelques randonnées, en grimpant quelques sommets. On ne monte pas à plus de 5 000 mètres comme ça. Il faut faire une acclimatation. L'ascension du mont Ararat est très risquée. Mais je pense que même en rampant, j'y serais allé. J'ai pris cette ascension comme un devoir et le fait d'avoir réussi à réaliser ce devoir a été un rêve : le rêve d'avoir pu réaliser l'objectif que je m'étais fixé. L’Ararat, c'est le symbole le plus fort, le symbole des Arméniens, de la renaissance de la vie, puisque l'arche de Noé a échoué sur le mont Ararat. J'étais parti 15 jours. Une semaine dans la chaîne du Kachkar, une semaine sur le mont Ararat. Un jour, j'ai vu qu'il y avait une expédition de Français qui partait. Je me suis joint à eux. Grâce à ce mélange, j'ai pu passer à travers les mailles du filet. Je ne les connaissais pas mais ils ont été sympas. Ils ont compris que j'allais chercher quelque chose de spécial. Je n'étais pas vraiment sociable comme je peux l'être habituellement. J'avais besoin d'être en retrait, d'être en accord avec moi-même. NAM. : Quel fut le moment le plus marquant de votre ascension? T. K. : Quand le guide kurde, qui était le seul à avoir compris que j'étais Arménien, m'a demandé expressément de ne jamais dire que j'étais Arménien. Il m'a attendu au sommet et il m'a pris dans ses bras. Et c'est quand il a crié « Arménia » en montrant le nord et qu'il m'a laissé partir seul en direction de l'Arménie que j'ai compris. C'est à ce mot « Arménia », comme un électrochoc, que j'ai compris que j'étais arrivé au sommet de l'Ararat et que je n'y étais pas allé pour rien. J'avais réussi ma mission. NAM : Pensez-vous avoir contribué à votre manière au combat de la communauté arménienne pour la reconnaissance du génocide ? T. K. : L'Ararat est une montagne interdite. Qui plus est interdite aux Arméniens. Je suis arrivé au sommet du Mont Ararat. Le fait qu'un Arménien ait pu apporter la mémoire collective au sommet du Mont Ararat est pour moi une contribution énorme dans le combat pour la reconnaissance du génocide. Aujourd'hui, je suis agréablement surpris de voir que les non-Arméniens sont sensibilisés, et de plus en plus sensibilisés, à la question du génocide. Pour qu'on puisse les sensibiliser, il faut leur apporter quelque chose d'exceptionnel. Qui est de leur montrer notre énergie pour faire vivre notre mémoire. Nos ancêtres s'éteignent peu à peu. On a, nous maintenant, ce devoir-là de préserver leur mémoire. C'est vital. NAM : Seriez-vous aujourd'hui satisfait d'une reconnaissance du génocide par les Turcs ? T. K. : Je crois que je ne serai jamais satisfait d'une éventuelle reconnaissance par les Turcs. Car la reconnaissance qu'ils feront ne viendra jamais du cœur. Elle ne sera jamais sincère. Elle se fera soit sous la pression, soit dans un but intéressé, pour entrer dans l'Europe. Surtout que cette reconnaissance n'amène pas le pardon. Car le pardon, ce n'est pas à nous de le donner, ce n'est pas aux vivants de le donner. Le pardon se fait par la parole et on leur a ôté la parole à tous ces gens-là. Ce n'est pas à nous de nous substituer à eux. Un enfant qui a subi des tortures d'un bourreau, c'est à lui de savoir s'il doit pardonner ou pas. La reconnaissance des Turcs ne nous ramènera pas nos ancêtres. Concernant le négationnisme, je pense que même en amenant la négation, les Turcs ne pourront jamais arriver à leurs fins. Ils n'y arriveront pas. Pour tous les êtres humains qui ont souffert dans le monde, qui ont subi des tortures par des bourreaux, nous, notre mémoire sera plus forte que leur négationnisme. Je ne me fais aucun souci. NAM : On vous sent aujourd'hui vraiment investi d'une mission... T. K. : Nos anciens vont disparaître et nous avons une mission très forte. J'aime citer cette phrase d'un philosophe russe, Vladimir Jankélévitch qui dit : « il faut lutter passionnément contre l'oubli. Les morts dépendent entièrement de notre fidélité. Nous en sommes responsables parce que le passé comme les morts ont besoin de nous. Ils n'existent que dans la mesure où nous les commémorons et surtout dans la mesure où nous les faisons connaître et nous en parlons ». Mon projet, c'est d'essayer d'en parler, de transmettre mon aventure et les raisons qui m'ont poussé à me lancer dans cette aventure. Montrer ce que beaucoup d'Arméniens n'ont pas vu : le sommet du mont Ararat et surtout l'Arménie vue de ce sommet. Je dois avouer qu'une partie de moi est restée là-haut, face à l'Arménie. Ce que j'ai fait là, je l'ai fait par amour. Mon énergie, je l'ai trouvé par amour. L'Amour de ma famille, de tous les Arméniens que j'ai emmenés avec moi, de tout ce peuple qui a souffert. Propos recueillis par Fred Azilazian, Nouvelles d’Arménie magazine, numéro 137, Janvier 2008 |
Livre numéro 1271
 |   | Trames d'Arménie : Tapis et broderies sur les chemins de l'exil (1900-1940) |
Titre : | Trames d'Arménie : Tapis et broderies sur les chemins de l'exil (1900-1940) / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - Dickran KOUYMJIAN - Armand TCHOUHADJIAN - David VINSON - Dominique Serena-Allier, Raymond-H Kévorkian, David Vinson, Dickran Kouymjian |
Editeur : | images en manoeuvres éditions |
Année : | 2007 |
Imprimeur/Fabricant : | 13-Gémenos : Impr. Horizon |
Description : | 239 pages ; ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 23 cm |
Collection : | |
Notes : | Exposition Trames d'Arménie (1900-1940) Tapis et broderies sur le chemin de l'exil du 16 juin 2007 au 6 janvier 2008 au Museon Arlaten de la ville d’Arles (Bouches-du-Rhône) ; Bibliogr. p. 239 |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Tapis arméniens |
ISBN : | 9782849950975 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 22,00 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :Trames d'Arménie (1900-1940) Tapis et broderies sur le chemin de l'exil, exposition du 16 juin 2007 au 6 janvier 2008 au Museon Arlaten de la ville d’Arles (Bouches-du-Rhône) Entre récit et histoire, l'exposition présente plus de quatre-vingt-dix images réalisées au Proche-Orient entre 1890 et 1935 par des photographes réputés comme les frères Abdullah ou par des amateurs, saisis par la nécessité de sauvegarder une mémoire. Ces photographies racontent le long itinéraire des savoir-faire textiles arméniens (tapis et broderies), souvent seul bagage d'une population contrainte à l'exil, entre les villes de l'Empire ottoman et Marseille Cette exposition s'inscrit dans le programme des Rencontres d'Arles - Photographie. Sous la direction de Dominique Séréna-Allier, conservateur en chef, directeur du Museon Arlaten
Cet ouvrage montre comment entre 1900 et 1940, sur les chemins de l'exil, de l'Empire ottoman à Marseille, se transmettent et se perpétuent les procédés traditionnels arméniens liés à la fabrication de tapis et aux travaux de broderie. Des photographies révèlent la place des Arméniens dans l'artisanat du tapis et de la broderie avant 1915, ainsi que la transmission de ces techniques qui s'est opérée dans les ouvroirs des orphelinats levantins ou dans les camps de réfugiés arméniens notamment de Syrie, du Liban... Le corpus photographique réalisé entre 1923 et 1938 illustre les activités de la société marseillaise Tapis France-Orient qui, offrant du travail aux réfugiées arméniennes, a su utiliser leurs compétences ancestrales en fabriquant des tapis traditionnels de type oriental ou européen, mais aussi des tapis modernes destinés aux paquebots des grandes compagnies. Ainsi, le Museon Arlaten, musée départemental d'Ethnographie, interroge les notions d'identité et d'appartenance communautaire, mais également de transmission des savoir-faire à travers l'histoire d'une population largement implantée en Provence.
Sommaire de l’ouvrage Avant-propos par Dominique Séréna-Allier Les réfugiés arméniens en France : déracinement et quête d'un refuge, par Raymond H. Kévorkian 1 - DANS L'EMPIRE OTTOMAN : LES ARTISANS ARMÉNIENS DU TEXTILE Voyageurs et arts textiles arméniens : histoire d'une rencontre, par David Vinson Textiles arméniens : une riche palette Dickran Kouymjian Corpus Le tapis Ananson : le choix de la liberté, par Jane Ananson-Waddell et David Ananson, traduction-adaptation de Chantal Pradines 2 - DANS LES ORPHELINATS ET LES CAMPS : TRANSMETTRE ET RÉINVENTER DES SAVOIR-FAIRE Une reconstruction nationale : réinsertion des filles et des femmes arméniennes après 1918, par Vahé Tachjian Une association philanthropique au service des Arméniens : l'Union générale arménienne de bienfaisance, par Raymond H. Kévorkian Le Near East Relief, par Dominique Séréna-Allier Corpus Antoine Poidebard et les Arméniens, par Lévon Nordiguian Documents d'art oriental. Anciennes broderies arméniennes Antoine Poidebard (1929) 3 - À MARSEILLE : TAPIS FRANCE-ORIENT Les premières implantations arméniennes à Marseille, par Raymond H. Kévorkian Zareh Tchouhadjian : un expert du tapis à la tête de France-Orient, par Armand Tchouhadjian et Raymond H. Kévorkian Lire ce texte Tapis France-Orient : une entreprise marseillaise, par Dominique Séréna-Allier Corpus Le Normandie : « une exposition flottante Art Déco », par Dominique Séréna-Allier
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Livre numéro 1238
 |   | Une mémoire arménienne |
Titre : | Une mémoire arménienne / auteur(s) : Yervant DER GOUMCIAN - de Medz Nor Kiugh (Bursa, Empire ottoman) à Saint-Martin-d’Hères, présentée et traduite de l’arménien par Raymond Kevorkian |
Editeur : | Direction du Patrimoine du Conseil général de l’Isère |
Année : | 2007 |
Imprimeur/Fabricant : | 38-Eybens : Impr. Deux ponts |
Description : | 213 pages, couv. en couleurs, 24 x 17 cm, 2 cartes en couleurs, nombreuses photographies et documents d'archive |
Collection : | |
Notes : | Thème central de l'exposition du 25/04/2007 au 08/10/2007 au Musée de la résistance et de la déportation de l'Isère |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [traducteur] - |
Sujets : | |
ISBN : | 9782905375940 |
Bibliothèques : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 25,00 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :L’ouvrage "Une mémoire arménienne", paru sur l’initiative de la Direction du Patrimoine du Conseil général de l’Isère et du Service du Patrimoine de la Ville de Saint-Martin d’Hères, est plus que le récit d’une vie. En écrivant, dans sa langue maternelle, quelque 1 500 pages, Yervant Der Goumcian contribue autant à la connaissance du génocide qu’à celle de l’exil des rescapés et de leur vie en diaspora. L’historien Raymond Kévorkian rend ce témoignage accessible par un remarquable travail d’édition, en sélectionnant et annotant les parties les plus significatives. De son village natal de Medz Nor Kiugh (alors dans l’Empire ottoman) où il naît en 1894, jusqu’à son arrivée en France, et son installation en Isère, dans les années 1920, Yervant Der Goumcian conserve une mémoire étonnamment précise des faits dans lesquels se mêlent l’histoire familiale et celle de tous les Arméniens ottomans, confrontés aux massacres de masse organisé par le gouvernement Jeunes-Turcs, entre 1915 et 1916. En poursuivant son récit bien au-delà de l’exil, Yervant Der Goumcian livre également un témoignage d’un intérêt majeur sur les conditions d’existence de la diaspora arménienne de la première génération et la place qu’y occupe le lien communautaire. Un parcours de migrant qui fut celui de nombreux Arméniens réfugiés en France et atteste de la capacité d’intégration de cette population déracinée. Dans son oeuvre, qu’il qualifie lui-même de « Mémorial » (Hichadagaran), Yervant Der Goumcian a su également préserver de nombreuses archives, de photographies ou de documents officiels, composant pour la plupart l’illustration du livre Une mémoire arménienne. Un ouvrage qui s’attache à respecter très fidèlement le travail de son auteur et sa volonté de le rendre "utile aux écrivains arméniens ou aux historiens"
La traduction et la publication des mémoires de Yervant Der Goumcian (né en 1894 à Medz Nor Kiugh dans l’Empire ottoman et mort en 1976 à Saint-Martin-d’Hères, en Isère) sont à l’origine de cette exposition. L’éclairage sensible de la saga d’une famille rescapée donne ainsi un nouvel éclairage aux données historiques du premier génocide du XXe siècle. Contexte historique L’exposition s’attache d’abord à mettre en lumière la situation de l’Empire ottoman au début du XXe siècle : perte des conquêtes européennes, déclin progressif, mise en place d’un islam de plus en plus intolérant, début des répressions envers les minorités. Le gouvernement Jeune-Turc arrive au pouvoir en 1908 avec l’ambition de réaliser une grande Turquie. Il fait preuve d’un nationalisme exacerbé, témoignant vite de positions xénophobes. Ce contexte idéologique est évidemment défavorable à toute forme de cohabitation avec d’autres populations et notamment celles qui ne sont pas de religion musulmane. Les Arméniens en sont les premières victimes. La famille Der Goumcian Par un jeu d’alternance, le parcours se poursuit avec la présentation de la famille Der Goumcian. Yervant Der Goumcian est né en 1894 à Medz Nor Kiugh, un bourg arménien du vilayet de Bursa. Sa famille, issue des communautés originaires d’Arménie et installée en Bythinie, fuit les guerres turco-persanes et s’installe en 1908 à Banderma, au bord de la mer de Marmara. Der Goumcian, initié par son père à la liturgie de l’Eglise arménienne, découvre son attrait pour la musique, les chants religieux dans un premier temps puis les chansons populaires grecques et turques, les mélodies européennes et la pratique de l’oud. En 1919, il épouse Nevart qui donne naissance à leur première fille. Mais les exactions commises par le gouvernement Jeune-Turc, envers les Grecs et les Arméniens, dont il est le témoin finissent par l’obliger à quitter la Turquie. Le génocide des Arméniens Les premiers massacres commis à la fin du XIXe siècle, puis en 1909, en Cilicie, ne sont que les prémisses du projet d’extermination des Arméniens que met à exécution le gouvernement Jeune- Turc à partir de 1915 et qui aboutit à la mort de plus d’un million de personnes. Sur les routes, en convois encadrés par des gendarmes, les Arméniens sont contraints à la déportation. Les maladies, l’épuisement ou la faim déciment les rangs ; les survivants sont conduits dans des camps de concentration où les Turcs les abandonnent sans soin, avant de les déplacer de nouveau pour parachever leur élimination. A la fin de la Première Guerre mondiale, les rescapés, surtout des femmes et des enfants, prendront le chemin de l’exil vers l’Europe et les Etats-Unis. De Varna à Saint-Martin-d’Hères Réfugiés dans un premier temps en Bulgarie, Yervant et sa famille parviennent à rejoindre la France en 1926 et s’installent à Saint-Martin-d’Hères où lui et son épouse sont embauchés à la Biscuiterie Brun. Il n’obtient la nationalité française qu’en 1947. Entre 1962 et 1964, alors qu’il est à la retraite, il rédige ses mémoires, réparties en trois volumes, sur 1500 pages. Très impliqué au sein de la communauté arménienne, il s’attache à maintenir sa culture d’origine en instaurant des cours de langue arménienne et en organisant des spectacles de danse et de théâtre et des rassemblements annuels. Il meurt en 1976 à l’âge de 82 ans. Ses deux filles conservent pieusement ses mémoires jusqu’à la mort de la dernière d’entre elles, en 2005, où elles rejoignent les archives de la Direction du patrimoine de la Ville de Saint-Martin-d’Hères. |
Livre numéro 1218
 |   | Un siècle de l'Union Générale Arménienne de Bienfaisance, Vol. 1, 1906-1940 |
Titre : | Un siècle de l'Union Générale Arménienne de Bienfaisance, Vol. 1, 1906-1940 / auteur(s) :sous la direction de Raymond H. Kévorkian et Vahé Tachjian, Préface de Berdge Setrakian (Président de l'UGAB) |
Editeur : | Union Générale Arménienne de Bienfaisance |
Année : | 2006 |
Imprimeur/Fabricant : | imp. CHIRAT, S-Juste-la-Pendue (42540) |
Description : | 268 p., 27 x22 cm, couverture jaquette en couleurs, 114 photographies en n et b, |
Collection : | |
Notes : | |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [directeur] - Vahé TACHJIAN [directeur] - |
Sujets : | Histoire de l'Union Générale Arménienne de Bienfaisance |
ISBN : | |
Prix : | |
Commentaire :L’histoire d’une organisation comme l’Union Générale Arménienne de Bienfaisance, établie sur tous les continents, oeuvrant dans de nombreux domaines, recouvre des espaces géographiques multiples au sein desquels elle a œuvré et œuvre. Cet ouvrage fait la part belle au Conseil Central de l’Union, qui a successivement siégé au Caire, à Paris, puis à New York et aux programmes qu’il a conçus et développés au cours du siècle. Le premier volume (1906-1940) étayé par de riches matériaux d’archives, dresse un bilan assez complet du développement de l’Union depuis l’origine jusqu’à la Second guerre mondiale, avec toutefois une claire volonté de contextualiser celui-ci dans l’histoire plus générale des Arméniens. A travers cette première partie se dégagent les grandes lignes de la « reconstruction » du monde arménien, notamment dans les pays d’accueil du Proche Orient, à laquelle l’Union a apporté une contribution importante. L’action plus directement politique menée par Boghos Nubar et Calouste Gulbenkian, les deux premiers présidents de l’Union, y est également traitée.
Autre commentaire Ya-t-il pour une association une meilleure occasion que la célébration d'un anniversaire pour dresser le bilan de son activité? Le centenaire de l'UGAB constituait le moment par excellence pour faire le point sur la vie extraordinaire de cette organisation indissolublement liée, depuis sa naissance, au destin du peuple arménien. Un magnifique livre en deux tomes, à paraître respectivement en décembre 2006 et janvier 2007 ainsi qu'un long métrage sur DVD, se proposent de relater l'histoire de cette organisation. Un travail en profondeur qui permet de prendre la juste mesure de son action sur la durée, mais également de mieux comprendre les raisons de sa longévité, de mieux cerner les éléments qui ont contribué à former son identité. Raymond Kevorkian, directeur de la bibliothèque Noubar à Paris, et Vahé Tachjian, historien, travaillent depuis plus d'un an à la réalisation de cet ouvrage. Cette plongée dans les très riches archives de l'organisation, les a conduits dans l’histoire, mais aussi dans la géographie, et plus précisément au Caire où existe un fonds très important de documents. Le secret de la durée Il ressort de ce travail un récit détaillé de l'action de l'UGAB ainsi qu'une multitude de photos qui font revivre ses grands moments. Comme l'écrit le président Berj Setrakian dans la préface de ce livre : « L’expérience montre que seules les organisations capables de réévaluer régulièrement et correctement les besoins auxquels elles sont censées répondre durent dans le temps, les autres étant balayées par le vent de l’histoire ». Ces centaines de pages donnent une bonne idée des situations politiques difficiles auxquelles l'UGAB à dû faire face pour poursuivre sa mission: aider le peuple arménien à surmonter le génocide, à survivre physiquement et culturellement, voire même à développer coûte que coûte son identité nationale. Berj Setrakian rappelle notamment que « quand les circonstances l'ont exigé et que les intérêts vitaux du monde arménien ont été menacés, l’Union n’a pas hésité à s’engager au-delà de l’humanitaire. L’action de Boghos Nubar, son premier président, pour obtenir des réformes dans les provinces orientales de l’Empire ottoman, s’inscrit dans cette logique et est considérée par le principal intéressé comme un prolongement diplomatique du programme de l’Union en faveur des populations arméniennes ». On le constate au fil des pages : cette ligne directrice, qui a fédéré de par le monde des milliers d'Arméniens conserve, jusqu'à aujourd'hui, son actualité. Dans le premier volume (1906-1940), étayé par de riches matériaux d’archives, les auteurs ont tenté de dégager les grandes lignes de la « Reconstruction » du monde arménien, notamment dans les pays d’accueil du Proche-Orient, à laquelle l’Union a apporté une contribution importante. On y évoque notamment l’action plus directement politique menée par Boghos Nubar et Calouste Gulbenkian, les deux premiers présidents de l’Union. L’hommage aux militants Le second volume (1941-2006), reposant aussi sur des matériaux d’archives, mais également nourri de témoignages d’acteurs de cette époque, n’a pas l’ambition de donner une conceptualisation aussi élaborée que le premier tome. Tout en gardant pour fil directeur l’action du Conseil central, siégeant désormais à New York, il se recentre plus spécifiquement sur les opérations menées par l’Union, par exemple son rôle dans l’organisation du « nerkaght » de 1946-1948, sous la présidence d’Arshag Karagheusian, ou durant la Guerre froide, sans prétendre répondre à toutes les interrogations que ces dossiers soulèvent. Il investit aussi le champ de la diaspora arménienne occidentale, notamment américaine, en mettant en lumière le vaste projet de construction d’établissements scolaires et de centres culturels et sportifs développé sous la présidence d’Alex Manoogian, tout en examinant les grandes crises proche-orientales qui ont entraîné un mouvement migratoire massif vers l’Occident. Il envisage enfin l’action menée en Arménie depuis le tremblement de terre de Spitak, en décembre 1988, sous la houlette de Louise Simon Manoogian, malgré le manque de distance. Il s’achève par une réflexion sur les perspectives de développement de l’Union. Enfin une vaste annexe recense tous les comités et sections de l’Union fondés depuis 1906, en mettant en exergue ceux qui sont toujours actifs. Raymond Kevorkian et Vahé Tachjian souhaitaient en effet rendre hommage au dévouement des milliers de membres, actifs dans des dizaines de Comités de l'Ugab dispersés à travers le monde. « A vrai dire, précisent-ils, chacun mériterait une monographie spécifique. Nous espérons que cette contribution suscitera des vocations ». Un rappel qui vient souligner que derrière la réussite institutionnelle de l'UGAB, se trouve un édifice humain construit sur le dévouement et la générosité. Fanny Hagopian, Nouvelles d’Arménie Magazine, numéro 125 |
Livre numéro 1206
 |   | Lumière de l'Arménie chrétienne |
Titre : | Lumière de l'Arménie chrétienne / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - |
Editeur : | editions du patrimoine |
Année : | 2006 |
Imprimeur/Fabricant : | |
Description : | 160 pages 23,5x28,5 cm, 140 illustrations |
Collection : | |
Notes : | Photographies d'Yvan Travert, grand reporter, photographe indépendant |
Autres auteurs : | |
Sujets : | |
ISBN : | 9782858229284 |
Prix : | 42,00 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :Pays de la pierre, pays de l'esprit, l'Arménie porte un héritage trois millénaires riches d'histoire. Guidée par de grandes dynasties royales, unie par un christianisme fervent et par un alphabet unique, la nation arménienne a initié entre le IXe et le XIIIe siècle un renouveau architectural dont maints monastères, églises et chapelles, inscrits dans des paysages grandioses, témoignent encore. Depuis Ani, la capitale de l'an mil, depuis l'" île royale " d'Aghtamar, jusqu'à Tatev, aux confins du Karabagh, de vallées en lacs s'égrènent les joyaux du patrimoine arménien : Gochavank, Haghbat, Géghart, Etchmiadzin, Tégher, Novarank... Eglises dressées à flanc de rocher, pierres tombales aux surprenants bas-reliefs, tympans finement sculptés, khatchkhars- ces " pierres-croix " sans équivalents hors d'Arménie- magnifiquement photographiés, sont ici mis en regard d'un choix de poèmes ou de textes d'historiens, du Ve au XVIe siècles, portés par une même foi. Dans ce dialogue de la pierre et de l'esprit s'affirme avec force l'identité arménienne. |
Livre numéro 1173
 |   | Le Génocide des Arméniens |
Titre : | Le Génocide des Arméniens / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - Préface de Gérard Chaliand |
Editeur : | Odile Jacob |
Année : | 2006 |
Imprimeur/Fabricant : | 77-Courtry : Impr. Sagim-Canale |
Description : | 15,5 x 24 cm, 1008 pages, 14 cartes |
Collection : | Histoire |
Notes : | Notes bibliogr. Index, Index général pp 999-1002 |
Autres auteurs : | Gérard CHALIAND [préfacier] - |
Sujets : | Génocide -- Arméniens |
ISBN : | 9782738118301 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 39,00 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :Entre 1915 et 1916, ce sont près de 1 500 000 Arméniens ottomans qui perdent la vie. Parmi les innombrables violences perpétrées au cours de la Première Guerre mondiale, leur extermination constitue l’épisode le plus sanglant touchant des populations civiles. Voici, pour la première fois, non seulement l’histoire, mais aussi la « géographie » exhaustive du génocide, région par région. Cette étude rigoureuse et complète permet de comprendre la genèse de ces crimes de masse, aboutissement d’un long processus au cours duquel l’élimination physique d’une partie de sa propre population a été conçue comme la condition nécessaire à la construction de l’État-nation turc. Au-delà de la mémoire, ce livre-monument invite à une réflexion sur les fondements idéologiques et culturels d’une société qui rejette son passé et ne parvient pas à assumer son histoire. - Jeunes-Turcs et Arméniens dans l'intimité de l'opposition (1895-1908) - Jeunes-Turcs et Arméniens à l'épreuve du pouvoir (1908-1912) - Jeunes-Turcs et Arméniens face à face (décembre 1912-mars 1915) - Dans la tourmente de la Guerre : la première phase du génocide - La deuxième phase du génocide (Automne 1915-décembre 1916) - Les derniers jours de l'Empire ottoman, les bourreaux face à leurs juges Autre commentaireCet ouvrage volumineux est le fruit de vingt années de travail. Ce n’est pas le travail historiographique définitif. Mais c’est l’équivalent du livre de Raul Hilberg sur la destruction des Juifs en Europe. Tous les autres travaux historiques (produits en particulier en langue anglaise) n’offrent pas des réflexions préliminaires ou adjacentes ; Raymond Kévorkian a réellement produit le premier compte rendu historiographique de l’événement génocidaire tel qu’il a eu sur le terrain, dans la tête des « perpétrateurs » et sur les routes de la déportation. Marc Nichanian, dans "Entre l'art et le témoignage, Littératures arméniennes au XXe siècle, Volume 3, Le roman de la catastrophe", paru chez MetisPress (2008). |
Livre numéro 1171
 |   | Les Arméniens 1917-1939 - La quête d'un refuge |
Titre : | Les Arméniens 1917-1939 - La quête d'un refuge / auteur(s) : Catalogues - Sous la direction de Raymond Kévorkian, Lévon Nordiguian, Vahé Tachjian |
Editeur : | Presses de l Université Saint-Joseph (Liban) |
Année : | 2006 |
Imprimeur/Fabricant : | Imprimerie Docs, Beyrouth (Liban) |
Description : | 1 vol. (319 p.) : ill. ; 28 cm |
Collection : | |
Notes : | Publ. à l'occasion des expositions tenues à la crypte de l'Eglise Saint-Joseph à Beyrouth du 5 au 27 mai 2006 et à la Cité d'histoire de l'Emigration à Paris, printemps-été 2006. |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [directeur] - Lévon NORDIGUIAN [directeur] - Vahé TACHJIAN [directeur] - |
Sujets : | Génocide arménien |
ISBN : | 9789953455686 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 50 USD |
Commentaire :L'intégration des Arméniens dans leurs parties d'adoption, dans nombre de pays du Proche-Orient, est passée par plusieurs étapes, parfois douloureuses, dont la mémoire tend à s'estomper. Avant de devenir citoyens libanais ou syriens. Ils ont vécu l'expérience de tout réfugié déraciné, en quête d'un pays d'accueil, où ils pourraient trouver l'environnement propice à une reconstruction. Ce livre tente de faire revivre cette expérience à travers une douzaine d'articles basés sur des documents d'archives inédits, illustré par une abondante documentation photographique. Autre commentaireArticle sur une exposition à propos du livre. Plus de 200 photos en noir et blanc traitées au sépia. Couleurs de terre, ocre et sanguine, qui renvoient à la dépossession, aux combats durs, aux renaissances difficiles. Aux souvenirs amers, mais aussi au courage, à l’héroïsme des humbles, à la détermination de vaincre l’adversité, au sens de l’indéfectible dignité humaine, à la force et la volonté de survie, de témoigner, de se défendre, de perpétuer tradition et patrimoine et surtout de ne jamais oublier pour mieux revivre. Plus de 200 photos, simples et émouvantes, pour parler non seulement du drame de l’exode et de l’exil des Arméniens entre 1917 et 1939, mais aussi de la notion de s’organiser pour renaître et savoir reprendre racine en profondeur. Sous le titre explicite « Les Arméniens (1917-1939), la quête d’un refuge au Proche-Orient », cette exposition, qui se passe de tout commentaire à la crypte de l’église Saint-Joseph (USJ) et un ouvrage qui la prolonge, est le fruit d’un partenariat entre l’Université Saint-Joseph et l’Union générale arménienne de bienfaisance, deux institutions qui furent fortement impliquées auprès des réfugiés arméniens sur le plan éducatif et caritatif. L’UGAB, qui fête cette année le centième anniversaire de sa fondation, a été parmi les premières institutions arméniennes à porter secours aux rescapés du génocide. L’USJ et la Compagnie de Jésus, à travers la Mission d’Arménie, ont également manifesté un dévouement de plus d’un siècle au service de l’éducation de la jeunesse arménienne, d’abord en Asie mineure, puis en Syrie et au Liban. Sans oublier de mentionner qu’une collaboration directe établie entre le département d’histoire (FLSH) et la Bibliothèque orientale, d’une part, et la bibliothèque Nubar de l’UGAB, de l’autre, a permis la réalisation de ces deux projets, avec le soutien de la Fondation Khatchik Babikian et des frères Terzian. Pour s’entretenir d’une sombre et anarchique tranche d’histoire, voilà ces photos aux regards impitoyables et à l’éloquence d’une objectivité absolue. Pour faire revivre un passé qu’on a tendance, aujourd’hui peut-être, à méconnaître, ignorer ou oublier. L’intégration des Arméniens dans leurs patries d’adoption, dans nombre de pays du Proche-Orient, est passée par plusieurs étapes, souvent douloureuses et difficiles, dont la mémoire tend à s’estomper. Avant de devenir citoyens libanais ou syriens à part entière, ils ont vécu l’expérience de tout réfugié déraciné, en quête d’un pays d’accueil. Des refuges, des orphelinats, des églises, des écoles ont été installés, parfois sous des tentes ou dans des baraques en bois, avant d’être édifiés en dur. La période de l’entre-deux-guerres a été pour les réfugiés arméniens comme un vaste chantier, au sein duquel ils ont œuvré pour la restauration de leur vie collective, à se bâtir un destin commun avec leurs pays d’accueil. Si aujourd’hui Bourj Hammoud, dans la capitale, est une artère commerciale florissante, ou Anjar une exquise bourgade de villégiature, presque huppée avec ses restaurants qui rivalisent avec ceux du Berdawni de Zahlé, les images de ces hauts lieux de la réussite arménienne, il y a déjà plus d’un demi-siècle, étaient moins intéressantes et bien moins flatteuses... Le drame de vivre De Moussa Dagh à Anjar, du départ de Yoghoun Olouk ou Sanjak d’Alexandrette à l’exode de la gare d’Adana, des vêtements triés par un prêtre au rapatriement en Cilicie, le drame de vivre est saisissant et impossible à décrire. Ces photos criantes de vérité et qui vous prennent à la gorge ont une singulière charge émotive. Elles ont la force pour tout dévoiler, tout dire. Cadre de vie nouveau et école de vie nouvelle pour ceux qui ont pris les chemins de l’exil en flux différents. Et comme souligné dans l’avant-propos de l’ouvrage, l’objectif de cette entreprise est de mettre en évidence cette obscure période fondatrice, une brûlante part de réalité qui, avec le temps, s’est insensiblement un peu transformée en part d’ombre : « Le présent ouvrage et l’exposition qui le prolonge visent à restaurer la mémoire de ces expériences fondatrices, à saisir sur le vif les problèmes auxquels ont été confrontés les réfugiés, à restituer leur quotidien. Ordonné en trois parties, le livre fait abondamment appel à la photographie qui constitue ici un élément documentaire central. Si celle-ci donne à voir des situations précaires - peut-être les plus précaires -, elle n’en est pas moins un témoignage objectif d’une réalité passée qui ne peut en aucune façon être ignorée. Plus encore, elle est une sorte d’hommage aux anciens, valorisant le chemin parcouru par la collectivité arménienne dans ses pays d’accueil. Beyrouth est indiscutablement la ville qui incarne le mieux l’intégration des Arméniens dans le monde arabe. On y trouve concentrées toutes les étapes de leur insertion. La capitale libanaise était, à ce titre, toute désignée pour accueillir, la première, l’exposition consacrée aux réfugiés arméniens au Proche-Orient (1917-1939) ». C’est avec sobriété et rigueur que sont exposées ces centaines de photos qui ne laissent nullement indifférent quant à l’intensité du drame humain et au vécu insoutenable de tout être déraciné. Mais par-delà ces images qui cravachent les consciences, même les plus assoupies, il y a cette belle série de portraits accrochés un peu indépendamment, dans une sorte de petite galerie en bois. Avédis, Astghig, Nichan, Harout, Berj, Vartouhi, Archalouiss, Baïdzar, Mardiros, Hamest, Mathilda, Arev, Araxie, Vahé, Haïg, Héraïr, Avédis, Maro, Berdjouhi...Autant de noms, autant de visages, de regards et d’expressions. De joie, de détresse, de peur, d’angoisse, de solitude, de désarroi, d’espoir, de force, de détermination... Une galerie de portraits où flotte l’essence de l’arménité à travers un chapelets de noms, certains portés disparus et que le temps, monstre insatiable, a engloutis à jamais. Que reste-t-il de ces images où l’humiliation, la misère et le combat contre l’adversité sont sans merci ? Les mains calleuses de ces brodeuses créant pourtant des dentelles d’une finesse extrême, de ce prêtre triant nerveusement les vieux vêtements, de ces ouvriers hâves et déguenillés, nouveaux damnés de la terre, couverts de boue dans un chantier en construction, de cette famille démunie et fourbue après une journée de labeur, souriant malgré tout à l’œil de la caméra ? Non, il reste le front plissé et l’expression candide et un peu apeurée de la petite Takouhie en coquette petite robe blanche, serrant jalousement son bouquet de fleurs comme par crainte qu’on le lui enlève aussi... Edgar DAVIDIAN, article paru dans L’Orient-le Jour Autre commentaireEn ces temps difficiles où la diaspora peut se sentir incomprise, l'édition en France de l'ouvrage publié sous la direction de Raymond Kévorkian, Lévon Nordiguian et Vahé Tachjian, rappelle que les Arméniens ne sont pas devenus une diaspora, parce qu'ils seraient partis un beau jour en villégiature ! Ce livre remarquable confirme l'émergence d'une génération d'historiens capables d'approfondir et renouveler le champ des études arméniennes. Il nous ramène aux origines de la constitution de la diaspora en communautés organisées au Proche-Orient (Liban et Syrie) après la destruction des Arméniens dans l'Empire ottoman et quand fut acquise la certitude que les rescapés ne pourraient pas retourner vivre sur la terre de leurs ancêtres. UGAB Entre la fin de la première guerre mondiale et le déclenchement de la seconde, c'est le destin de 200 000 réfugiés arméniens qui se joue. Non négligeable, ce chiffre signifie la possibilité de modifier les fragiles équilibres démographiques dans la région. Les grandes villes arabes ne verront pas forcément d'un bon œil l'arrivée massive de ces réfugiés, sous protection de la puissance coloniale, précédés ou non de la Légion arménienne. Il s'ensuit différentes tentatives avortées de relocalisation, au gré du jeu des grandes puissances et des rapports de force sur le terrain. Lors de leur avancée sur Damas et Alep, les Britanniques découvrent les déportés survivants du génocide de 1915. Alertée, la communauté arménienne d'Egypte découvre l'ampleur de la Catastrophe. Aussitôt deux organisations arméniennes, l'UGAB et la Société protectrice des orphelins arméniens, lancent un vaste programme d'aide humanitaire. Orphelin emblématique Certains réseaux clandestins d'entraide aux déportés arméniens sont réactivés depuis Istanbul et Alep afin d'en retrouver le plus grand nombre possible. Deux grands écrivains arméniens seront missionnés pour faire un état des lieux, Yervant Odian et Zabel Essayan, et leur estimation de la situation constitue un précieux témoignage. Aux côtés de ces organisations arméniennes, il y a aussi le Near East Relief (NER), la puissante association caritative américaine qui œuvre à cette époque au Proche-Orient. Pour faire face au désastre, se met en place un ambitieux projet de reconstruction nationale qui fait de l'orphelin une figure emblématique. Il est celui qui doit grandir dans des institutions arméniennes, qui doit recevoir une éducation arménienne et qui est aussi appelé à défendre demain la nation au cas où un Etat ou un foyer arménien verraient le jour en Anatolie. A ses côtés, l'image d'Epinal de la mère arménienne traçant, sur le sable des déserts de Mésopotamie, les lettres de l'alphabet arménien. La réalité est plus dure. Impossible de cacher le fait que, malgré tous les efforts et les moyens mis en œuvre, on ne parvient à recueillir qu'un faible pourcentage d'orphelins et de femmes. Pour des raisons diverses, beaucoup de femmes enlevées ou cachées, mais retrouvées, ne reviendront pas dans la société arménienne, avec ou sans les enfants qu'elles eurent de musulmans ; d'autres reviendront, mais leur réinsertion sera problématique en raison d'une incompréhension face à leur détresse, face au viol, à la prostitution. Entre 1917 et 1939, les Arméniens perdront progressivement tout espoir d'un Etat fondé sur une partie des décombres de l'Empire ottoman. Au Sud Caucase, l'Arménie indépendante, puis soviétique n'accueillera pas plus de 10 000 de ces réfugiés — la corruption régnant à Moscou et Erevan découragera les organisations arméniennes qui avaient envoyé des fonds pour la construction de logements en faveur des réfugiés ! Se rendre à la raison L'idée d'un foyer arménien autonome en Cilicie sous la protection des Français partira en fumée et la cession par la France du sandjak d'Alexandrette à la Turquie provoquera un exode vers les camps de réfugiés au Liban qui se doteront d'écoles et d'églises et où les partis politiques traditionnels ne tarderont pas à s'investir. Pour ces apatrides, l'intégration signifiera se rendre à la raison d'un impossible retour. Parce qu'il sait séparer la recherche historique du dogme et de l'idéologie, ce livre stimule l'intelligence du lecteur. Bouleversant, il redonne dignité à ces êtres humains pris dans la tourmente du XX siècle. Un précédent L’avant-propos souligne que la communauté internationale fut confrontée alors à sa première grande crise de réfugiés : le livre montre combien les Arméniens furent au premier plan pour sauver les leurs. Ajoutons qu'en 1938 la conférence d'Evian, à l'initiative de Roosevelt, fut impuissante à faire face à l'afflux de réfugiés juifs en provenance d'Allemagne et d'Autriche - à la suite de la promulgation des lois raciales par le régime nazi - comme à leur trouver des pays d'accueil. Cynisme ? Indifférence ? Sachant par quoi les réfugiés arméniens étaient passés, ne pouvait-on pas anticiper les dangers courus par les Juifs ? Amnésie. Isabelle KortianNouvelles d’Arménie Magazine, numéro 136, décembre 2007 |
Livre numéro 1144
 |   | Les Yeux Brûlants - Mémoire des Arméniens |
Titre : | Les Yeux Brûlants - Mémoire des Arméniens / auteur(s) : Antoine AGOUDJIAN - |
Editeur : | Actes Sud |
Année : | 2006 |
Imprimeur/Fabricant : | 37-Tours : Impr. Mame |
Description : | 12,5 x 19 cm, 144 pages, 63 photographies en duotone |
Collection : | Photo Poche Société S14 |
Notes : | Introduction d'Atom Egoyan, textes de Claude Mutafian et Raymond Kévorkian ; notices biographique et bibliographique |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [contribution] - Claude MUTAFIAN [contribution] - |
Sujets : | Arménie -- 1991-.... -- Photographies |
ISBN : | 9782742761333 |
Bibliothèques : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 12,80 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :Rarement l’identité, le destin et le travail d’un photographe se seront à tel point confondus avec celui de la communauté humaine dont il est issu. Antoine Agoudjian est français, né de parents arméniens, petit-fils de rescapés du génocide de 1915 : rien de ce qui touche à l’histoire tragique de l’Arménie et de son peuple ne lui est indifférent ou lointain. Après le terrible tremblement de terre qui ravagea l’Arménie, il entame un projet de longue haleine : dresser l’inventaire des lieux de la mémoire arménienne et rendre compte de la diversité géographique et humaine de ceux et celles qui s’en réclament. En découvrant ces images fortes et subtiles au noir et blanc parfaitement maîtrisé, on mesure la richesse d’une culture, la profondeur de ses racines, la force du rêve plurimillénaires de ses acteurs. |
Livre numéro 1270
 |   | Revue arménienne des questions contemporaines, numéros 1 à 6 |
Commentaire :L’analyse et l’évaluation correcte d’une situation constituent deux étapes essentielles dans le processus d’élaboration d’une politique. Si dans certains domaines, notamment en matière économique, des éléments objectifs permettent aux professionnels de décider de la faisabilité d’un projet ou d’une stratégie industrielle, il est bien plus difficile d’avancer des certitudes lorsqu’il s’agit d’évaluer une politique sociale, un système d’éducation ou des programmes humanitaires. Nombre de paramètres très difficilement quantifiables entrent alors en ligne de compte et rendent leur lecture complexe. C’est bien souvent avec le recul du temps qu’on apprécie la pertinence d’un programme ou d’une réforme et la perspicacité de leurs concepteurs. Autrement dit, la qualité de l’information et de l’analyse, de même que l’examen méticuleux des expériences menées par d’autres acteurs dans des domaines similaires, peuvent parfois permettre de limiter les marges d’erreur. En monde arménien, comme ailleurs, le temps présent est fait de défis ? relever. Une remise en cause permanente est nécessaire pour entretenir une dynamique de progrès. L’expérience des quinze dernières années a révélé des succès non négligeables, mais aussi des carences. L’Arménie et la diaspora ont appris ? se connaitre et ? travailler ensemble, ? identifier des domaines dans lesquels une coordination des actions donne des résultats tangibles. Il importe dorénavant d’enrichir le dialogue et d’aller ? l’essentiel. Chacune des composantes arméniennes, l’Arménie et la diaspora, a des problèmes internes spécifiques ? surmonter, mais aussi des questions communes ? résoudre. Il n’y a guère de doute sur le fait que les deux entités doivent se nourrir l’une de l’autre et s’aider réciproquement ? trouver des réponses aux défis du temps présent. Cette Revue n’a d’autre ambition que de nourrir une réflexion collective sur des dossiers de société, en faisant appel ? des contributeurs reconnus pour leur expertise dans un domaine, en particulier aux jeunes universitaires qui seront également associés ? son élaboration. Editorial au premier numéro de la revue, par Raymond H Kevorkian, le directeur de la publication |
Livre numéro 421
 |   | Revue d Histoire arménienne contemporaine, Tome V : Le Liban. A la veille et au début de la guerre. Mémoire d'un Gouverneur, 1913-1915 |
Titre : | Revue d Histoire arménienne contemporaine, Tome V : Le Liban. A la veille et au début de la guerre. Mémoire d'un Gouverneur, 1913-1915 / auteur(s) : Ohannès Pacha KOUYOUMDJIAN - Revue d Histoire arménienne contemporaine - |
Editeur : | Centre d histoire arménienne contemporaine |
Année : | 2003 |
Imprimeur/Fabricant : | Mediaform, SAL (Mkalles, Liban) |
Description : | 192 pages, 16 x 24 cm, couverture illustrée en couleur, nombreuses illustrations |
Collection : | |
Notes : | Introduction, édition et notes Raymond H. Kévorkian, Vahé Tachjian et Michel Paboudjian ; ISSN 1259-4876 |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [introduction] - Vahé TACHJIAN [introduction] - |
Sujets : | Histoire -- Arménie -- Génocide -- Diaspora |
ISBN : | |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris |
Prix : | 30,00 euros |
Commentaire :Achat : Bibliothèque Nubar de l'UGAB, Paris
Les Mémoires du dernier gouverneur ottoman du Mont-Liban, Ohannès pacha Kouyoumdjian, achevées en 1921, à Rome, étaient restées jusqu’à présent inédites. Elles couvrent une période particulièrement importante de l’histoire du Liban contemporain, de janvier 1913 à septembre 1915, et mettent en lumière les dernières années de la présence ottomane au Mont-Liban et des questions encore peu explorées, mais essentielles, de l’histoire du Liban contemporain, notamment durant les premiers mois de la Première Guerre mondiale. Haut fonctionnaire de la Sublime Porte, Hovhannès pacha témoigne notamment des premières manifestations de la famine organisée au Liban par le régime jeune-turc et, sur le chemin du retour vers Constantinople — il a souhaité quitter ses fonctions lorsqu’il a appris que le gouvernement qu’il servait exterminait sa nation —, l’arrivée des premiers déportés arméniens en Cilicie et en Syrie. La présente édition des Mémoires d’Ohannès pacha a été préparée d’après le manuscrit original conservé dans les fonds de la Bibliothèque Nubar de l’UGAB, à Paris. Elle est précédée d’une introduction historique, annotée et illustrée par une trentaine de documents photographiques d’époque. Tome V de la Revue d’Histoire Arménienne Contemporaine, volume de 192 pp, introduction, édition et notes : R. H. Kévorkian, V. Tachjian et M. Paboudjian. |
Livre numéro 798
 |   | Ani, capitale de l'Arménie en l'an 1000 |
Titre : | Ani, capitale de l'Arménie en l'an 1000 / auteur(s) : Catalogues - Exposition, Pavillon des Arts, du 15 février au 15 mai 2001 |
Editeur : | Paris-Musées |
Année : | 2001 |
Imprimeur/Fabricant : | 81-Lauvaur : Impr. SIA |
Description : | 314 p. : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm |
Collection : | |
Notes : | Catalogue de l'exposition |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [directeur] - |
Sujets : | Art arménien -- Turqie -- Ani (ville ancienne) -- Catalogue |
ISBN : | 9782879005430 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 37,00 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :Située à la frontière des mondes arabo-perse et byzantin, Ani constitua, autour de l'an Mil, une plaque tournante des échanges entre l'Asie et l'Europe byzantine. Manuscrits enluminés, pièces d'orfèvrerie, de cuivre... illustrent l'importance de la civilisation qui se développa autour d'Ani. La littérature française des XVIIe-XIXe siècles relative à Ani est aussi évoquée. |
Livre numéro 1354
 |   | Revue d Histoire arménienne contemporaine, Tome III : La Cilicie (1909-1921) |
Titre : | Revue d Histoire arménienne contemporaine, Tome III : La Cilicie (1909-1921) / auteur(s) : Revue d Histoire arménienne contemporaine - Des massacres d'Adana au mandat français |
Editeur : | |
Année : | 1999 |
Imprimeur/Fabricant : | Imprimerie Chirat - 42540 St-Just-la-Pendue |
Description : | 16,5 x 24 cm, 384 pages |
Collection : | ISSN 1259-4873 |
Notes : | Introdution de Raymond H. Kevorkian |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [introduction] - |
Sujets : | Génocide arménien 1915 |
ISBN : | |
Prix : | |
Commentaire :Voici quatre-vingt-dix ans, au cours du mois d'avril 1909, 25 000 Arméniens de Cilicie étaient massacrés dans des conditions d'une rare cruauté. Certains se sont demandé s'il s'agissait d'un dernier sursaut de l'Ancien régime ou d'une première manifestation des intentions du Comité Union et Progrès. La manière avec laquelle le gouvernement et les cercles du pouvoir gérèrent l'affaire en surprit plus d'un : ceux-ci ont en effet pratiqué les vieilles méthodes de désinformation, reposant sur des principes assez simples, comme l'inversion des rôles victimes-bourreaux, l'attribution de la responsabilité des crimes à la victime, « châtiée comme elle le méritait », la falsification systématique des statistiques du nombre de morts et l'échange de télégrammes entre autorités locales et centrales pour valider, « preuves à l'appui », la thèse d'État. On sait combien, dans des pays comme l'Empire ottoman, il est difficile, faute de preuves, de démonter les mécanismes mis en place par l'État et ceux qui le contrôlent pour dissimuler la vérité. Dans la plupart des cas, les pistes ont été suffisamment brouillées pour que les affirmations des victimes apparaissent comme douteuses ou excessives et le discours du pouvoir plausible. Ainsi se développent, au fil du temps, des « thèses qui se discutent » et permettent un enfermement des faits dans le registre des énigmes de l'histoire. C'est à une étude de ces pratiques que la première partie de ce numéro spécial est consacrée, avec pour objet d'observation les massacres de Cilicie d'avril 1909 qui, compte tenu du contexte et de la masse d'informations disponibles, restent l'un des dossiers les plus révélateurs. D'autant que les autorités ont, en l'occurrence, été contraintes de reconnaître les faits, c'est-à-dire à infirmer tout le discours qu'elles avaient tenu jusqu'alors, imputant notamment la responsabilité des violences aux victimes. Il ne faut pas minimiser l'importance de ces aveux — acte banal dans bien des pays —, même s'ils ne sont pas suivi d'une application concrète en terme de justice et de réparation, car pour la première et, sans doute, la dernière fois de sa longue histoire l'État ottoman reconnaît implicitement qu'il a travesti la réalité et que les accusations avancées pour justifier l'assassinat de 25 000 civils étaient mensongères, « le fait d'une mauvaise interprétation du comportement des Arméniens », dira le discours officiel. La seconde partie du volume concerne également la Cilicie dans le cadre du mandat français (1919-1921), et plus particulièrement les conditions de création de la Légion d'Orient ou Légion Arménienne, la gestion de celle-ci par la force mandataire française, les accords franco-turcs d'Angora et les circonstances qui provoquèrent l'exode des Arméniens réfugiés en Cilicie, le contexte politique cilicien et l'évacuation de la Cilicie par les forces françaises, abandonnant les populations civiles arméniennes à leur sort. La dernière partie de ce numéro spécial est consacrée à la politique kémaliste visant à expulser les derniers Arméniens et d'autres populations chrétiennes, présentes en Cilicie et dans les régions limitrophes, au cours des années 1921-1929. |
Livre numéro 713
 |   | Parler des camps, Penser les génocides |
Commentaire :LA DEDICACE DE L'EDITRICE DE L'OUVRAGE Genre : Ce livre est un recueil collectif consacré aux "crimes contre l'humanité", à la violence génocidaire hier et aujourd'hui et à ses effets sur la vie politique, le langage, la culture, la pensée. 33 chercheurs de diverses disciplines y ont collaboré (droit, histoire, littérature, philologie, philosophie, anthropologie des discours et des représentations, psychanalyse). Note sur la responsable du volume : Catherine Coquio est Maître de Conférences en littérature comparée à Paris IV-Sorbonne. Elle anime depuis 1995 un séminaire dans le cadre de l'Association Internationale de Recherches sur les Crimes contre l'humanité et les Génocides. Nom des auteurs : Janine Altounian, Omer Bartov, Krikor Beledian, Georges Bensoussan, Daniel Binswanger, Jean Bollack, Alain Brossat, Monique Chemillier, Catherine Coquio, Claudine Kahan, Judith Kauffmann, R. Kévorkian, Judith Klein, Muhamedin Kullashi, Charles de Lespinay, Philippe Mesnard, Claude Mouchard, Denise Mendez, Georges Molinié, Véronique Nahoum-Grappe, Hélène Piralian, Myriam Revault d'Allonnes, Sadek Sellam, Marek Sliwinski, Yves Ternon, Etienne Thévenin, Tzvetan Todorov, Enzo Traverso, François Turner, Irving Wohlfarth, Laurence Woisard. Sujet : Le livre tente de frayer, à travers le retour accéléré des pires violences politiques, et le ressassement polémique sur ces questions, un espace de parole et de pensée possible. La phénoménologie des violences y conduit à une interrogation sur l'humain. Parler et penser ici, ce serait réfléchir le langage détruit par la déshumanisation, l'altération de nos pratiques discursives, et en contrepoint la valeur possible du témoignage. Plan et résumé de l'ouvrage : - Avant-propos d'I. Wohlfarth et C. Coquio. Place le livre sous le "regard" de l' "Angelus novus" de W. Benjamin, et de "L'Ange au sourire" d'Antelme. - "Du Malentendu". Synthèse introductive de C. Coquio. Bilan des problématiques en fonction des avancées historiographiques, des débats théoriques et de l'actualité politique ; critique du ressassement polémique, dont la violence est mise en relation avec celle du déni génocidaire ; réflexion sur l'effet des conflits ou cloisonnements disciplinaires et communautaires, et sur la possibilité de les dépasser. - Un entretien inédit d'Imre Kertész (écrivain juif hongrois rescapé d'Auchwitz). I. Camps et génocides. Hier et aujourd'hui. 1) L'événement passé au présent (mise au point et bilans lexicaux et méthodologiques. Réflexions critiques sur le rapport politique/éthique, mémoire / recherche / engagement. 2) Concentration et extermination : la déportation génocidaire des Arméniens ; la famine planifiée en Ukraine ; le Cambodge mué en camp de concentration et l'élimination massive de populations ciblées ; "l'épuration ethnique" en ex-Yougoslavie et le génocide bosniaque. 3) L'Occident et ses doubles. Les traditions racistes de l'Occident chrétien et des Lumières ; le génocide rwandais ; les massacres algériens ; la question du colonialisme criminel. II. Humain, inhumain. 1). Limites de la culture, discours de la limite. La question de l'indicible considérée sur le plan linguistique, littéraire, esthétique, cinématographique. Culture et barbarie, autocritique de l'art. Le statut de la littérature de témoignage confrontée avec la modernité littéraire. La littérature de langue arménienne et certains écrivains-témoins de la Shoah : P. Rawicz, P. Celan, I. Kertész. 2) L'homme témoin de l'inhumain. Les conditions et les formes du témoignage, la recréation d'une subjectivité et d'une communication à partir d'une langue et d'une communauté détruites. La négativité radicale de l'expérience des camps (Chalamov) ; la notion d'espèce humaine ( Antelme), la zone grise et la place de l'enfance (P. Lévi). Annexe : chronologie détaillée de l'évolution du droit international en matière de crimes contre I'humanité, alternant avec une chronologie succincte des événements. Objectifs : - tenter une pensée transversale consciente des limites du "comparatisme" comme des débats focalisés sur l'unicité de la Shoah ; faire émerger des événements moins connus ; dépasser la comparaison des régimes totalitaires pour saisir la spécificité et l'actualité du crime génocidaire, son articulation avec le phénomène concentrationnaire. - faire entrer en relation l'approche "externe" et l'approche "interne" de tels événements, les recherches historiographiques et théoriques et les témoignages. Tout en respectant les singularités de chaque événement et la spécialisation des approches, dépasser les exclusives entre mémoire, politique, droit et histoire, approches "objectives" et "subjectives". - Tenter une compréhension critique du témoignage littéraire. Y montrer à l'oeuvre une critique de la culture et de l'art comme "documents de barbarie" (W.Benjamin). L'existence d'une poésie autocritique et créatrice, responsable par sa forme, réplique au verdict d'Adorno sur la poésie impossible après Auschwitz, ainsi qu'au motif de l'indicible. Par ce décentrement historiographique et culturel, on s'interroge sur ce que serait un "'héritage" humain de ces expériences d'inhumanité. Le propos sur l'inhumain s'en tient à la lecture serrée des témoignages, afin d'éviter tout universalisme abstrait, et de reconnaître la dimension linguistique au coeur du phénomène humain. Note sur la contribution finale de C. Coquio : hormis la synthèse en introduction, elle livre sous le titre "'Parler des camps, parler au camp. Hurbinek à Babel", une réflexion sur la lecture du témoignage et le statut du langage au sein de la "zone grise", l'espace de la perte des repères éthiques au camp. L'allégorie, chez P. Lévi, de l'enfant muet Hurbinek qui tenta en vain de parler au coeur de Babel, et le phénomène du jeu des enfants à Auschwitz, commenté par Eisen, sont pris comme deux modèles d'humanité résiduelle qui échappent en partie, l'un par le relais d'un écrivain témoin, l'autre par une forme inédite d'innocence active, à l'emprise du mythe destructeur d'humanité.
Table des matières - Questions en préambule. - Catherine COQUIO. A propos d'un nihilisme contemporain. Négation, déni, témoignage. 1. ARGUMENTS. I. Négation et témoignage Frédéric WORMS. La négation comme violation du témoignage. Marc NICHANIAN. De l'archive. La honte Michel DEGUY. De l'incroyable. Nicole LORAUX "Le brouillé dissimule un rêve". (Texte précédé d'un avertissement de Patrice Loraux). II. Négationnismes, révisionnismes Enzo TRAVERSO. Révision et révisionnisme Nadine FRESCO. Des illuminés imperméables : généalogie du négationnisme. Albert HERSKOWICZ. L'antisémitisme aujourd'hui : au-delà de la négation. Yves TERNON. Historien. Le spectre du négationnisme : analyse du processus de négation des génocides du XXe siècle. Sévane GARIBIAN. La Loi Gayssot, ou le droit désaccordé. III. Formes et fonctions sociales du déni Pierre PACHET. Indifférence, fabulation et négation : les franges de la parole publique. Véronique NAHOUM-GRAPPE. Anthropologie du regard oblique : le piège des diffractions. Janine ALTOUNIAN. Emprise et démantèlement du déni. L'importance des délimitations dehors/dedans. Bernard LEMPERT Le vote et le crime. Luiza TOSCANE. Le statut de la victime dans les ONG : une expérience tunisienne 2. EVENEMENTS IV. Turquie-Arménie-Kurdistan Krikor BELEDIAN. Le retour de la Catastrophe (sur la littérature arménienne en 1918-1922). Martine HOVANESSIAN. Anthropologie du témoignage et de l'histoire orale : traversée des lieux de l'exil et désappartenance. Hélène PIRALIAN. Rupture de généalogie et identité perdue : du lien bourreau-victime Mustapha OVAYOLU. Kurdistan : avis de recherches. V. Génocides et camps nazis. - Les camps et la Shoah. Federica SOSSI. Témoigner de l'invisible. Georges PETIT. La fin du camp de Langenstein, entre histoire et mémoire. Aurélia KALISKY. Refus de témoigner, ou chronique d'une métamorphose : du témoin à l'écrivain (Imre Kertész, Ruth Klüger) - Le génocide des tsiganes. Henriette ASSEO. Le statut ambigu du génocide des tsiganes dans l'histoire et la mémoire. Marie-Christine HUBERT et Jean-Luc POUEYTO. Génocide et internement : histoire Gadjé et mémoires tsiganes. VI. Aux marges de l'URSS Jean-Louis PANNE. La négation de la famine en Ukraine (1932-1933). Frosa PEJOSKA. L'écriture comme cénotaphe. A propos de Danilo Kis. VII. Amérique du sud : la disparition. Pilar CALVEIRO. La mémoire comme virus. Camps de concentration et disparitions des personnes en Argentine Jean-Louis DEOTTE. Les paradoxes de l'événement d'une disparition. VIII. Extrême-Orient. - Japon Claude MOUCHARD. Le poème et l'advenu : écriture, liens, réels chez Takarabe Toriko Mehdi CANITROT. L'écriture d'Hiroshima : un exemple de déni culturel. - Cambodge Richard RECHTMAN. Produire du témoignage : à propos du film de Rithy Panh, S.21. la machine de mort Khmer rouge. IX. Israël-Palestine. Saleh ABDEL JAWAD. Les témoignages palestiniens entre historiographie israélienne et historiographie arabe : le cas de 1948. Franklin NARODETZKI. Le traitement de la réalité : de la Bosnie à la Palestine. X. L'"épuration ethnique" en ex-Yougoslavie. Catherine COQUIO. Violence et déni dans la littérature : l'ultranationalisme serbe. Sineva KATUNARIC. Dans les abris et sous les décombres : aperçu sur une littérature croate. XI. Le génocide des Tutsi du Rwanda. Louis BAGILISHYA. Discours de la négation, dénis et politiques. Jean-Pierre KAREGEYE. Rwanda. Le corps témoin et ses signes. Speciosa MUKAYIRANGA. Sentiments de rescapés. XII. Afrique-Antilles : après l'esclavage et la colonisation. Yolande GOVINDAMA. Déni de l'esclavage et sa fonction dans le lien social et la dynamique psychique (Antilles-Réunion). Mongo BETI. Repentance (De la France et du Cameroun). Nils ANDERSSON. Le témoignage dans le travail d'histoire : l'exemple algérien. Fatiha TALAHITE. L'histoire jugera... ou le procès déplacé. François-Xavier VERSHAVE. Criminalité économique et crimes contre l'humanité en Afrique : une synergie occultée. |
Livre numéro 609
 |   | Histoire de la médecine en Arménie : de l'Antiquité à nos jours |
Titre : | Histoire de la médecine en Arménie : de l'Antiquité à nos jours / auteur(s) : Stella Armenaki VARDANIAN - trad. de l'arménien, Raymond H. Kévorkian |
Editeur : | Union médicale arménienne de France |
Année : | 1999 |
Imprimeur/Fabricant : | Paris : Impr. SMI |
Description : | 413 p. : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 25 cm |
Collection : | |
Notes : | Bibliogr. p. 363-410 |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [traducteur] - |
Sujets : | Médecins -- Arménie -- Histoire |
ISBN : | |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 225,00 FRF |
Commentaire :4e de couverture L'HISTOIRE DE LA MEDECINE EN ARMENIE est étroitement associée au développement des civilisations qui se sont épanouies en Asie Mineure et au Proche-Orient depuis l'Antiquité. -Indissociable de cet univers politique et culturel, l'Arménie a de tout temps participé aux courants d'échanges dans la région. Elle est souvent allée puiser chez ses voisins les instruments nécessaires au développement de telle ou telle branche des arts et des sciences, pour ensuite apporter sa propre contribution, sa touche originale et créative. Parallèlement, le bon sens du monde rural, la richesse de la flore et de la faune arméniennes, ainsi que la variété des minéraux ont contribué à développer une médecine «traditionnelle» qui forme en quelque sorte le fil conducteur de l'histoire de cette discipline en Arménie. À toutes les époques, les plus grands savants arméniens n'ont pas hésité à aller chercher dans cette immense réservoir d'expériences constitué par les connaissances accumulées au cours des siècles en matière de pharmacologie, avec au premier rang de celles-ci l'excellente maîtrise des propriétés curatives des plantes médicinales et de certains minéraux. Dans cet ouvrage, Stella Vardanian nous convie à un voyage à travers l'histoire des sciences, à une plongée dans l'héritage médical gréco-romain, d'Hippocrate à Galien, en passant par Aristote et Némésius d'Émèse. puis à un détour chez Ibn Sina et d'autres maîtres arabes. Elle nous entraîne ensuite dans l'univers intellectuel des savants arméniens qui ont su développer une médecine arménienne expérimentale de qualité et sont parfois parvenus à ouvrir des voies nouvelles remarquables par leur modernité. C'est par exemple le cas de Mekhitar Heratsi qui, autour de 1150-1190, développe avec une précision saisissante la notion d'infection et de «moisissure», ou encore celui d'Amirdovlat Amasiatsi qui, dans la deuxième moitié du xve siècle, synthétise, avec un humour encore assez rare pour l'époque, tout le savoir pharmacologique de son temps dans son fameux Inutile aux ignorants. Nous sommes redevables à Stella Vardanian, qui fait autorité en matière d'histoire de la médecine arménienne, pour ce beau travail qui nous révèle un peu de nous-mêmes et qui nous confirme qu'en pratiquant notre métier nous perpétuons aussi une tradition bien ancrée en Arménie depuis trois mille ans. L'UMAF quant à elle s'est fait un devoir de contribuer à faire connaître, dans une langue accessible, cette épopée scientifique arménienne qui participe de l'histoire universelle.
Autre commentaire Fin juin, l'UMAF (Union Médicale Arménienne de France) et les laboratoires Lafon ont présenté à Paris "Histoire de la médecine en Arménie de l'antiquité à nos jours" un livre de 360 pages écrit par Stella Armenaki Vartanian en arménien et traduit en français par Raymond H. Kevorkian. L'auteur, Stella Armenaki Vartanian, est médecin de formation (Institut de médecine d'Erevan, puis doctorat de 3e cycle à Moscou consacré aux soins chimiothérapiques). Après un poste de chercheur à l'Institut de cancérologie d'Erevan pendant dix ans, elle dirige actuellement le laboratoire d'histoire de la botanique et de la médecine au Matenadaran d'Erevan. L'ouvrage comporte une importante bibliographie de 48 pages de manuscrits, d'archives, d'articles, en arménien, latin et russe, au style clair et à la logique scientifique qui donne à l'Arménie sa place dans l'histoire de la médecine. Ce projet conçu par l'UMAF a vu le jour grâce au soutien financier des laboratoires Lafon qui ont pris en charge les frais d'édition et de diffusion Le Dr Michel Dervichian de l'UMAF assurera toutes les démarches longues et laborieuses pour recueillir le manuscrit complet. Plus de 6 ans auront été nécessaires de sa conception à son achèvement. L'auteur venu à la soirée de présentation réunissant quelque 300 membres de l'UMAF, a souligné l'importance d'une telle oeuvre pour notre patrimoine culturel et scientifique, mettant en lumière les acquis et la spécificité de la médecine en Arménie dont plusieurs assertions restent d'actualité. Dix chapitres retracent l'histoire de la médecine dans l'Arménie antique et païenne en passant par le bas Moyen Age, la Renaissance, le haut Moyen Age, le XVIIIe siècle, le XIXe siècle avec les deux Arménie orientale et occidentale pour aboutir aux médecins de la diaspora et la première moitié du XXe siècle. L'absence de structures étatiques n'a pas empêché l'avancée et le développement de cette discipline dans nos régions, l'Eglise prenant souvent le relais. A chaque époque l'influence, hellénistique, arabe, védique indienne, latine, des cultures voisines, était inévitable. Si leurs manuscrits ont servi de base de travail, les expériences personnelles des grands médecins arméniens, dans le domaine clinique, étiologique et de traitement des maladies sont venues compléter les ouvrages transcrits, donnant sa touche d'originalité et sa richesse propre à l'Arménie. Ainsi, il est intéressant de noter la classification des fièvres en trois groupes par le grand Mekhitar Heratsi (Xlle-XIVe siècle): les éphémères, les exténuantes et les moisissantes, alors que Galien ne distingua que les fièvres éphémères et putrides. Dans le chapitre des fièvres moisissantes, il range la malaria, le typhus, les infections septiques, la lèpre, la variole et la rougeole. Pour les maladies infectieuses il préconise un traitement complexe spécifique qui en plus des soins médicamenteux et alimentaires comprend des soins physiques et psychologiques. La phytothérapie pratiquée dès l'antiquité, montre la richesse en plantes médicinales du plateau arménien qui compte plus de 800 espèces. Citons "La botanique ou la flore de l'Arménie" par Stepanos Chahrimanian au XVIIIe siècle. En outre, plusieurs minéraux étaient utilisés pour le traitement des maladies. La liste des textes de pharmacopée, de pharmacognosie, de traités de médecine écrits par les grands médecins tels Amirdovlat Amasiatsi, Mekhitar Heratsi, Kakig Hétoumian et Krikoris etc... est longue. Le haut niveau de l"Histoire de la médecine en Arménie" permet de répondre aisément à la curiosité du lecteur. Léontine Ozkirizyan, France-Arménie, Novembre 1999 |
Livre numéro 809
 |   | Manuscrits arméniens de la Bibliothèque nationale de France : catalogue |
Titre : | Manuscrits arméniens de la Bibliothèque nationale de France : catalogue / auteur(s) : Catalogues - Raymond Haroutiun KEVORKIAN - Bernard OUTTIER - Bibliotheque nationale - France . Departement des manuscrits |
Editeur : | Bibliothèque Nationale de France |
Année : | 1998 |
Imprimeur/Fabricant : | |
Description : | 600 p. : ill. en noir et en coul. ; 30 x 21 cm |
Collection : | |
Notes : | |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Manuscrits armeniens : catalogues - Bibliotheque nationale de France. Departement des manuscrits : catalogues |
ISBN : | 9782717720501 |
Bibliothèques : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 73,18 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :Le patrimoine accumulé par la Bibliothèque nationale de France depuis plusieurs siècles est immense et appartient à tous les horizons. Il témoigne de la curiosité intellectuelle qui animait les souverains et les savants de notre pays, mais aussi de la variété de leurs centres d'intérêt. Dans cette course effrénée vers la connaissance universelle, le livre a joué un rôle de premier plan, car on pensait alors, non sans raison, que l'histoire des premiers temps de l'humanité se trouvait consignée dans les vieux grimoires hérités des civilisations de l'Orient. Le problème était cependant de maîtriser les langues originelles des manuscrits précieux rapportés du Levant par les savants ou les diplomates français. Ainsi est né l'orientalisme; ainsi se sont développés les fonds de manuscrits orientaux de la Bibliothèque nationale de France. Le fonds arménien, composé de quelque trois cent quarante-huit pièces, constitue à ce jour la plus riche collection d'Occident — excepté les collections strictement arméniennes —, dont le premier manuscrit est entré dans les collections royales au milieu du xvie siècle, sous le règne de Henri II. À sa manière ce fond est le reflet de la curiosité manifestée par les lettrés français de l'Ancien Régime à l'égard de la civilisation arménienne; il est aussi, sous un autre aspect, le témoin des échanges intellectuels qui se développèrent entre savants arméniens et français au cours de ces derniers siècles. Publié en 1908, le Catalogue des manuscrits arméniens de la Bibliothèque nationale devait être entièrement refondu pour tenir compte des développements de la philologie, mais aussi de la codicologie. Les auteurs de ce volume mettent enfin à la disposition des spécialistes un outil de travail digne de ce nom qui, abondant en descriptions méthodiques et systématiques du contenu des manuscrits, en précisions sur les datations des pièces, en index variés, assortis d'une soixantaine d'illustrations, donnera une image plus précise de la richesse du patrimoine littéraire arménien, notamment de l'héritage antique dont il est porteur. |
Livre numéro 399
 |   | Arménie entre Orient et Occident : trois mille ans de civilisation |
Titre : | Arménie entre Orient et Occident : trois mille ans de civilisation / auteur(s) : Catalogues - Exposition, Paris, Bibliotheque nationale de France, galeries Mansart et Mazarine, du 12 juin au 20 octobre 1996 |
Editeur : | Bibliothèque Nationale de France |
Année : | 1996 |
Imprimeur/Fabricant : | 37-Tours : Impr. Mame |
Description : | 255 p. ill. en noir et en coul. 31 cm |
Collection : | |
Notes : | Notes bibliogr. Index |
Autres auteurs : | Raymond Haroutiun KEVORKIAN [directeur] - Catherine OTTEN-FROUX [contribution] - |
Sujets : | Armenie -- Civilisation -- Expositions * Armenie -- Relations -- Expositions * Art armenien -- Expositions |
ISBN : | 9782717719673 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 40,70 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire :Réalisé par un collectif de vingt-cinq auteurs, le magnifique catalogue qui vient de paraître sous la direction de Raymond H. Kevorkian, commissaire de l'exposition, est beaucoup plus qu'un simple guide des 254 objets présentés. Regroupées à la fin du volume, les notices correspondantes sont précédées d'une vaste fresque historique et culturelle ornée de magnifiques illustrations en couleurs de ces trésors. 1996 est une année faste à 1'evocation du glorieux passé de l'Arménie. L'exposition de Nantes n'est pas encore achevée qu'une autre s'est ouverte, le 13 juin, à la Bibliothèque Nationale de France, sur l'Arménie entre Orient et Occident. Les deux manifestations se complètent: la première mène des origines jusqu'à la conversion de l'Arménie, et la seconde du début de l'Arménie chrétienne au seuil du XXe siècle. Le destin de l'Arménie tient beaucoup à sa situation géographique, sur la ligne de faîte séparant les deux versants, méditerranéen et indo-iranien de l'ancien monde, à la croisée des grandes routes entre l'Orient et l'Occident. B. Haroutiunian évoque les contours et les antiques provinces de cette contrée montagneuse, immortalisée au VIIe siècle par la Géographie d'Anania Chirakatsi. C'est là qu'apparaît, au IXe siècle av. J.-C. l'état d'Ourartou, qui transmet à l'Arménie ancienne un précieux héritage culturel, dont le regretté G. Tiratsian présente les multiples aspects, sur la base des nombreuses découvertes archéologiques du XXe siècle. A cette première couche de civilisation se superpose l'apport hellénistique qui culmine avec le royaume arméno-syrien de Tigrane le Grand (94-54 av. J.-C.), étudié par R. Manasserian. Convertie ensuite au christianisme au début du IVe siècle, l'Arménie crée bient6t sa propre historiographie nationale, qui nous laisse percevoir d'intenses échanges intellectuels, matériels et diplomatiques. L'acculturation de la liturgie chrétienne donne naissance à une précieuse littérature de traduction qui nous a valu la préservation d'oeuvres majeures de Philon, d'Irénée et d'Eusèbe (J.-P. Mahé). Poursuivies du XIIe au XVe siècle, dans la mouvance des Frères Uniteurs, ces traductions permettent aux Arméniens d'enrichir leur culture des acquis de la scolastique et de l'historiographie occidentales (G. Ter Vardanian). Entre-temps les historiens arméniens s'ouvrent de plus en plus largement à des perspectives universelles (K. Yuzbashian). Trait d'union entre l'Occident et l'Orient, l'Arménie s'affirme aussi comme un ferment d'unité culturelle des diverses civilisations du Caucase, géorgienne et albanienne (P. Mouradian). Du XIe au XIVe siècle, les Arméniens sont de mieux en mieux connus en Occident, spécialement en France, ou ils apparaissent dans les chansons de peste, les romans de chevalerie, les récits hagiographiques, les relations de voyages et les textes historiques (K. Karagozian). Au XVIle siècle, tandis que la connaissance des empires ottoman et safavide se recoupe avec les acquis de la géographie antique, l'Arménie et les Arméniens occupent dans la pensée occidentale une place éminente qu'a renforcée l'interrogation sur ['Ecriture (F. Pelisson-Karro). Dès 1511, l'imprimerie arménienne est apparue à Venise et elle se développe en Europe durant tout le XVIIe siècle (R.H. Kevorkian). Dès le Moyen Age, les arts appliques (céramique, verrerie, orfèvrerie, textiles) combinent avec un extrême raffinement des techniques fort anciennes à des motifs typiquement chrétiens (L. Zakarian). Les arts majeurs sont alors la miniature (C. Mutafian) et ['architecture (P. Donabédian), qui préservent l'une et l'autre une puissante originalité, tout en poursuivant ou en recueillant des influences très diverses. Apres l'invasion des Seldjoukides, au XIe siècle, la culture arménienne s'étend en Cilicie, ou s'intensifie le commerce avec la Méditerranée occidentale (A. Bozoyan, C. Otten-Froux), et dans la diaspora, notamment en Crimée (M. Balard). Cependant l'heure de gloire des marchands arméniens est surtout due à leur succès dans le grand commerce international du XVIIe siècle (R.H. Kevorkian). Leurs livres de comptes nous permettent de reconstituer leurs activités et leurs pérégrinations aventureuses (Ch. Khatchikian). A côté des voies maritimes traditionnelles, le transit se fait aussi par la Moscovie, aux XVIIe-XVIIIe siècles (E. Tadjirian, M. Karapetian). D'importants échanges diplomatiques avec l'Occident ont lieu en Euphratèse au XIe siècle, à l'époque des Croisades, entre princes arméniens et Francs (G. Dedeyan). Au XIIIe siècle, les Mongols atteignent la Transcaucasie. Le roi Hétoum de Cilicie se soumet et conclut une alliance longtemps fructueuse qui finira par succomber, au début du XIVe siècle, à la victoire des Mamelouks sur les Mongols, désormais rallies à l'Islam (C. Mutafian). Cependant les papes d'Avignon tournent leurs efforts missionnaires vers l'Arménie (J. Richard). Au XVIIe siècle, la diplomatie arménienne tente d'entraîner les Français à intervenir en Orient (R.H. Kevorkian). A cette époque, les missionnaires français sont présents à Ispahan et à Smyrne en milieu arménien (F. Richard). Au XIXe siècle enfin, le Caucase joue un rôle tout particulier dans la rivalité des grandes puissances en Orient, spécialement dans la politique de la France sous le premier empire (A. Beylerian). Le volume s'achève sur une esquisse de l'histoire des Arméniens en France de 1600 à 1914 (R.H. Kevorkian). Riche et varié, ce recueil révèle beaucoup d'aspects nouveaux ou peu connus de l'histoire arménienne. Un grand nombre d'articles s'appuient sur des archives inédites ou rarement étudiées. Même des questions classiques, comme celle du règne de Tigrane, sont abordées sous un jour neuf. L'image qui se dessine est celle d'une civilisation puissamment originale qui, loin de conserver jalousement ses trésors, n'a cessé de faire circuler les idées et les biens, contribuant ainsi pour une large part à l'édification culturelle et à l'épanouissement du monde actuel. Jean-Pierre Mahé, Les Nouvelles d'Arménie, 1996 |
Livre numéro 1975
 |   | Ani : ancienne capitale du royaume d'Arménie |
Titre : | Ani : ancienne capitale du royaume d'Arménie / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - |
Editeur : | mairie de paris |
Année : | 1994 |
Imprimeur/Fabricant : | Imprimerie de l'Indre |
Description : | 21 x 27 cm, 44 pages, couverture illustrée en couleurs, nombreuses photographies, carte |
Collection : | |
Notes : | Comité pour la sauvegarde d'Ani, sous le patronage d eJacques Chirac, Maire d eParis, eJacques Toubon, Ministre de la culture et de la Francophonie |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Ani -- Arménie ancienne |
ISBN : | |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris |
Prix : | |
Commentaire :Le Comité pour la sauvegarde d'Ani s'est donné pour but l'inscription de ce site (Xe-XIIIe siècles) sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité. L’intérêt historique d’Ani explique cette demande, rendue urgente par les accidents sismiques et climatiques qui ont fragilisé les monuments subsistants. De l'avis des chercheurs, historiens et archéologues, cet ensemble remarquable d'édifices qui constitue un maillon précieux de l'histoire de l'art et des civilisations disparaîtra dans les années qui viennent si aucune action n'est entreprise pour sa sauvegarde. Le comité pour la sauvegarde d’Ani remercie son excellence monsieur Federico Mayor, directeur général de l’Unesco, pour son soutien, et monsieur Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, pour les démarches qu'il a bien voulu entreprendre.
Avant-propos C'est le destin de certaines cités de tomber dans l'oubli, après avoir connu des heures de gloire et de prospérité. Ani, capitale de l'Arménie bagratide autour de l'an mil, célébrée en son temps comme l'une des plus belles villes d'Orient, fut peu à peu abandonnée à son isolement et à sa désolation. Ce que les armes avaient commencé, la pluie, le gel, les forces sismiques sont en voie de l'achever. D'après les hommes de l'art, si rien n'est entrepris, Ani ne sera plus qu'un souvenir à l'aube du troisième millénaire. Or, il est essentiel de sauvegarder pour les générations futures ces éclats de civilisation, ces phares qui jalonnent la longue histoire des hommes. Je pense que Paris, métropole active et vivante, ville des arts et de la pensée, a vocation à se tenir aux avant-postes pour plaider, chaque fois que nécessaire, en faveur du patrimoine de l'humanité et rappeler l'histoire de villes ou de contrées, jadis florissantes, aujourd'hui abandonnées. Songeons un instant qu'il fut un temps où Ani et Paris devaient briller de feux également éblouissants autour de leurs monuments les plus précieux. C'est donc avec plaisir et espoir que je salue l'action du Comité, constitué sous la présidence de Georges Duby, en souhaitant vivement que son appel soit entendu. Jacques Chirac, Maire de Paris |
Livre numéro 397
 |   | Les Arméniens dans l'Empire ottoman à la veille du génocide |
Titre : | Les Arméniens dans l'Empire ottoman à la veille du génocide / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - Raymond H. Kevorkian, Paul B. Paboudjian |
Editeur : | Paris : Arhis |
Année : | 1992 |
Imprimeur/Fabricant : | 13-Marseille : Impr. du College |
Description : | 603 p. ill. 33 cm |
Collection : | |
Notes : | Index |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Armenie Turquie -- Histoire locale * Armenie Turquie -- Ouvrages illustres * Armeniens -- Empire ottoman -- Histoire -- 1870-1914 |
ISBN : | 2906755095 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 485,00 FRF |
Commentaire :Un témoignage magnifique sur la vie arménienne du début du XXe siècle, réalisé par les historiens Paul Paboudjian et Raymond Kévorkian Il est certain qu'en feuilletant cet ouvrage, tout Arménien va y retrouver ses racines et sa mémoire. Richement illustré de photos d'avant 1915, chaque page rappelle la présence arménienne sur tout le territoire ottoman. Tirant ses sources du Patriarcat de Constantinople, Raymond Kévorkian, en historien scrupuleux, a recensé région par région le nombre d'habitants de 3 000 villages, autant d'édifices religieux et près de 2 000 écoles. Photos à l'appui, ces établissements ou ces églises témoignent d'une vie très active... tant que la barbarie turque n'a pas sévi. L'auteur parvient ainsi à dénombrer près de 2 millions d'Arméniens quand les Turcs en recensent 7 à 8 000... Ce bilan démographique réalisé avec minutie traduit également dans le détail les activités de la vie quotidienne. Les photos d'écoles, les scènes de la vie familiale, tel ou tel artisan exerçant son métier ou simplement la vie des quartiers sont évoqués par l'illustration et par le texte. La citation de familles influentes d'une ville (Zeytoun) ou la photo, d'une scierie en activité (Ourfa) sont, parmi d'autres, des détails pittoresques qui font vivre cette communauté paisible dont on a retrouvé les origines ourartiennes près de Mouch à travers des inscriptions datant de l'an 800 avant Jésus-Christ. Mais nous sommes ramenés rapidement à la triste réalité de l'environnement ottoman qui, durant plus de 500 ans, menace les Arméniens. Cette hostilité finit par pousser la population à "organiser sa propre autodéfense contre les irréguliers kurdes hamidiés ou les tribus nomades auxquelles le sultan Abdul-Hamid la livre... Et les massacres de 1894 / 1896 ne firent que renforcer la détermination des fédaïs à lutter contre l'insécurité permanente". Nous voici au coeur de la partie historique du livre. Ce chapitre, par lequel débute d'ailleurs l'ouvrage, replace les Arméniens dans le contexte socio-politique de l'époque. La politique de harcèlement volontaire et d'insécurité quotidienne entretenue par les autorités ottomanes traduit le processus qui, de 1878 à 1915 va aboutir à l'élimination physique. Nous vivons ces événements vus de Constantinople, à travers la perception des échos lointains de ce qui se passe en province. Nous assistons à la naissance et à l'évolution de partis politiques comme le "Hentchag" ou la "F R A Dachnaktsoutioun". Nous suivons l'enchaînement des événements par les interventions répétées de la Chambre des Députés Arménienne. Le temps des "réformes" est abondamment développé et illustré. Les contacts avec l'Occident ou la Russie tsariste se multiplient à cette période où l'histoire s'accélère... Raymond Kévorkian et Paul Paboudjian ont réalisé un travail académique qui interpelle aussi individuellement trois générations de notre peuple. Cet ouvrage permet de nous réapproprier intellectuellement notre passé, notre mémoire, notre identité. Il s'agit d'une référence indispensable à chacun d'entre nous. Gérard Mouradian, France-Arménie, numéro 119, Janvier 1993 |
Livre numéro 396
 |   | Tapis et textiles arméniens |
Titre : | Tapis et textiles arméniens / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - R. H. Kevorkian, Berdj Achdjian |
Editeur : | Maison armenienne de la jeunesse et de la culture |
Année : | 1991 |
Imprimeur/Fabricant : | Impr. en Italie |
Description : | 163 p. ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. 24 cm |
Collection : | |
Notes : | Bibliogr. p. 160 |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Tapis armeniens * Textiles et tissus armeniens |
ISBN : | |
Bibliothèques : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | |
Commentaire : |
Livre numéro 395
|   | Les Imprimés arméniens : 1701-1850 |
Titre : | Les Imprimés arméniens : 1701-1850 / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - Bibliothèque nationale, Département des livres imprimes, Departement des entrees etrangeres |
Editeur : | Bibliothèque Nationale de France |
Année : | 1989 |
Imprimeur/Fabricant : | 18-Saint-Amand-Montrond : Impr. Bussiere |
Description : | 63 p. portr., couv. ill. 30 cm |
Collection : | Etudes guides et inventaires / Bibliotheque nationale ISSN = 0761-3385 : 11 |
Notes : | |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Imprimes armeniens -- Bibliographie -- Catalogues * Bibliotheque nationale de France Departement des livres imprimes -- Catalogues |
ISBN : | 9782717717914 |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 10,86 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire : |
Livre numéro 394
 |   | Arménie : 3000 ans d'histoire |
Titre : | Arménie : 3000 ans d'histoire / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - Jean-Pierre MAHE - |
Editeur : | Maison armenienne de la jeunesse et de la culture |
Année : | 1988 |
Imprimeur/Fabricant : | Impr. en Italie |
Description : | 394 p. ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. 24 cm |
Collection : | |
Notes : | Publ. a l'occasion de l'exposition organisee a Marseille du 12 octobre au 19 novembre 1988 |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Armenie -- Histoire |
ISBN : | |
Bibliothèques : | Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | |
Commentaire :Dans la production, devenue assez abondante en France depuis quelques années, des ouvrages consacrés à l'Arménie et aux Arméniens, celui qui vient de paraître à l'occasion de l'exposition "Arménie 3000 ans d'histoire", organisée par la Maison Arménienne de la Jeunesse et de la Culture de Marseille, tient assurément une place particulière, tant par le contenu que par la présentation. On notera que l'exposition en question fait suite à celles qui, à l'initiative de la même M.A.J.C.M., furent consacrées à l'architecture (1981), aux miniatures et aux khatchkars (1982) et au livre arménien à travers les âges (1985). Les deux auteurs du présent livre, R. H. Kévorkian et J. P. Mahé, ont bénéficié de la collaboration de spécialistes réputés, historiens, hommes de lettres, universitaires et scientifiques. Ce qui frappe d'abord, c'est la vaste portée d'un ensemble qui, en 400 pages, embrasse les aspects fondamentaux, politiques, culturels et sociaux, de l'histoire du peuple arménien. Si l'on commence par les données géographiques, les sources de l'histoire et l'ethnogénèse, on traverse ces 3000 ans avec des textes d'une valeur fondamentale pour arriver aux épisodes les plus récents, la perestroïka elle-même n'étant pas négligée. Mais un élément important qui, au sérieux de l'ouvrage, ajoute un charme certain, vient des caractéristiques de la présentation : 237 excellentes illustrations dont beaucoup en quadrichromie, une typographie et un papier remarquables, tout cela prouve que les presses des mékhitaristes de l'île Saint-Lazare de Venise restent à la hauteur de leur réputation. Gérard Bédrossian, Cahiers arméniens ANI, N° 5 (1988) |
Livre numéro 398
|   | Les Imprimés arméniens des XVIe et XVIIe siècles : catalogue |
Titre : | Les Imprimés arméniens des XVIe et XVIIe siècles : catalogue / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - catalogue / Bibliotheque nationale, Departement des livres imprimes, Departement des entrees etrangeres |
Editeur : | Bibliothèque Nationale de France |
Année : | 1987 |
Imprimeur/Fabricant : | Paris : Impr. Bussiere Arts graphiques |
Description : | 33 p. ill., couv. ill. 30 cm |
Collection : | Etudes, guides et inventaires / Bibliotheque nationale : 5 |
Notes : | |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Imprimes armeniens -- Bibliographie -- Catalogues * Bibliotheque nationale de France Departement des livres imprimes -- Catalogues * Imprimerie armenienne -- Histoire |
ISBN : | 9782717717549 |
Bibliothèques : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | 7,96 euros |
Achat possible sur : | Amazon |
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Commentaire : |
Livre numéro 393
|   | Catalogue des "incunables" arméniens, 1511-1695 ou Chronique de l'imprimerie arménienne |
Titre : | Catalogue des "incunables" arméniens, 1511-1695 ou Chronique de l'imprimerie arménienne / auteur(s) : Raymond Haroutiun KEVORKIAN - Jean-Pierre MAHE - préf. par Jean-Pierre Mahé |
Editeur : | Genève : P. Cramer |
Année : | 1986 |
Imprimeur/Fabricant : | |
Description : | XXXIV-201 p. : ill. ; 30 cm |
Collection : | Cahiers d'orientalisme ; 9 |
Notes : | Préf. en anglais et en français. Bibliogr. p. XXXII et 175. Index |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Imprimerie arménienne -- Histoire -- Imprimés arméniens |
ISBN : | |
Bibliothèques : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | |
Commentaire : |
Livre numéro 392
 |   | Le Livre arménien à travers les âges |
Titre : | Le Livre arménien à travers les âges / auteur(s) : Catalogues - Raymond Haroutiun KEVORKIAN - Jean-Pierre MAHE - Catalogue de l'Exposition Marseille 1985 : Le Livre arménien à travers les ages |
Editeur : | Maison armenienne de la jeunesse et de la culture |
Année : | 1985 |
Imprimeur/Fabricant : | |
Description : | 175 p. ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. 24 cm |
Collection : | |
Notes : | Exposition Marseille 1985 * Le Livre armenien à travers les ages : Musee de la Marine... Marseille... 2-21 octobre 1985 / [exposition organisee par] la Maison armenienne de la jeunesse et de la culture |
Autres auteurs : | |
Sujets : | Imprimerie arménienne -- Histoire -- Expositions Arménie -- Civilisation -- Expositions bibliographiques |
ISBN : | |
Bibliothèques : | Catalogué à la Bibliothèque Nationale de France |
Prix : | |
Commentaire : |
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