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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Hrair Hawk KHATCHERIAN
( n. 1961 )

L'auteur

 
Naissance en 1961 au Liban

Il a déménagé au Canada en 1984. En 1988, il a commencé à participer activement aux activités de la diaspora liées au mouvement du Karabakh. Bien qu'on lui ait dit au début des années 1990 qu'il était atteint d'un cancer en phase terminale, Khatcherian a passé près de trois décennies à présenter des expositions, des conférences et des conférences photographiques dans le monde entier. Ses photographies ont paru dans de nombreux magazines, journaux, livres et publications. Khacherian a publié 12 livres de photographie, parmi lesquels : Artsakh : A Photographic Journey (1997), 40 Nudes (2001), Karabakh : 100 Pictures (2002), Yergir (2005), Flying Hye (2005), Armenian Ornamental Art (2010 ; en collaboration avec Armen Kyurkchyan), Armenian Ornamental Script (2012) et One Church One Nation (2013). Depuis près de trois décennies, Khatcherian présente des expositions,

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Livre numéro 2459
Hrair Hawk KHATCHERIAN --- Cliquer pour agrandir 100 - 1915/2015
 
Titre : 100 - 1915/2015 / auteur(s) : Hrair Hawk KHATCHERIAN -
Editeur :
Année : 2015
Imprimeur/Fabricant : Imprimé en Chine - Shenzen Jinhao Color Printing Co. Ltd
Description : 25,5 x 32 cm, 516 pages, couverture illustrée en couleurs
Collection :
Notes : Introduction de Claude Mutafian
Autres auteurs :
Sujets :
ISBN : 97809919241
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale apostolique arménienne, Paris
Prix : 100,00 euros

Commentaire :

Entourés tout au long de leur histoire par de puissants voisins souvent hostiles, les Arméniens se sont habitués à vivre sous la menace de l'anéantissement, tant physique que culturel. C'est certainement ce qui explique, au moins en partie, leur volonté acharnée de laisser des traces, de marquer leur territoire même quand il ne s'agissait que d'un passage. Bien entendu, une bonne partie de ces traces a disparu, que ce soit à la suite de dégradations naturelles ou de destructions, souvent systématiques. Il n'en reste pas moins qu'aucun observateur étranger n'est capable de masquer son étonnement en constatant la quantité de témoignages subsistant, que ce soit sur le territoire historique - la Grande Arménie de Ptolémée -, en Cilicie qui fut le théâtre du dernier royaume, ou en diaspora. En quoi consistent ces témoignages ? Il y a bien sûr les monuments, essentiellement les merveilleux monastères et églises de Grande Arménie et les spectaculaires forteresses ciliciennes, sentinelles d'un glorieux passé. Il y a aussi les monnaies qui, remontant à plus de deux millénaires, reflètent l'ancienneté de la présence arménienne sur ces terres. Tout aussi remarquables sont les objets d'art parvenus jusqu'à nous, qu'il s'agisse de tissus brodés, de vêtements ecclésiastiques, de tapis, de pièces d'orfèvrerie, de fresques murales, de sculpture sur bois ou sur pierre - en particulier les superbes « khatchkars », spécifiques à l'art arménien. Ces objets comportent très souvent des inscriptions où l'artiste donne de précieuses informations sur lui-même ou sur son époque : l'écrit n'est-il pas le moyen le plus sûr pour laisser une trace ? On trouve également de telles informations dans les colophons des quelque 20 à 30 000 manuscrits subsistants, dispersés dans des dizaines de bibliothèques à travers le monde. Cette dispersion généralisée des témoignages arméniens n'est pas due au hasard, elle s'explique à la fois par le phénomène diasporique et le désir de les conserver en sécurité face aux cruels aléas de l'histoire, dont le point culminant reste le génocide de 1915.

Claude Mutafian


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