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Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée (France)

Maurice DOLMADJIAN

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Livre numéro 2425
Maurice DOLMADJIAN --- Cliquer pour agrandir Meurs et deviens - Du génocide à l'exil
   
Titre : Meurs et deviens - Du génocide à l'exil / auteur(s) : Maurice DOLMADJIAN -
Editeur : Kirk
Année : 2021
Imprimeur/Fabricant :
Description : 384 pages, couverture illustrée en couleurs
Collection :
Notes :
Autres auteurs :
Sujets : Génocide arménien 1915 -- Récits personnels
ISBN : 9782905686923
Prix : 24,00 euros

Commentaire :

Article d’Édouard Pehlivanian, France-Arménie, Mars 2021

Il existait au début du XXe siècle à Tigranaguerd, aujourd'hui Diarbé¬kir, une rue des artisans où des boulangers, bouchers, forgerons, menuisiers, charpentiers, travaillaient dans une dizaine d'ateliers, ils étaient tous arméniens. Écrit sous forme de roman, l'ouvrage retrace l'odyssée infernale de ces familles dont très peu en sortiront vivants. L'auteur, Maurice Dolmadjian, est le mieux placé et le mieux armé pour nous conter cette saga familiale : ce professeur de philosophie est le petit-fils paternel d'Ohannès, le forgeron du village. On distingue bien les deux parties du titre dans ce travail de reconsti¬tution. « Meurs » c'est l'ordre propagé sous forme de télégrammes par le gou¬vernement Jeune-Turc. Dans un langage simple, direct et imagé, nous visitons l'enfer des camps : Meskéné, Rakka, Ras-ul-Aïn... pour arriver finalement à Deir-ez-Zor très défavorablement connu de tous les Arméniens. Et là, il faut distinguer le camp-mouroir et la ville ; entre les deux, un passage contrôlé par les autorités qui ne laissent passer que des hommes exploitables dans cette ville, une zone grise où on peut encore corrompre des gardiens. Les Arméniens y semblent peu inquiétés pendant un certain temps, et occupent des fonctions économiques et administratives. « Deviens » fait allusion aux exils multiples, passages obligés d'une population déracinée constituée essentielle¬ment de femmes et d'enfants. Il faut dans ces déplacements tenir compte des points de chute intermédiaires comme Beyrouth, avant de trouver refuge en France et y prendre racine. On peut dire que la Diaspora en Europe a aussi été victime de la propagande soviétique pour un retour en Arménie. Certains ont ainsi subi quatre exils en un demi-siècle ! C'est un récit terrible dont on ne sort pas indemne.

Édouard Pehlivanian


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